actif omega 3

Les bienfaits des
Omega-3

Les oméga-3 font partie de la famille des acides gras polyinsaturés, au même titre que les oméga-6. Ils sont indispensables au développement de l’organisme et au bon fonctionnement cardiovasculaire, cérébral et visuel. C’est ainsi qu’ils sont considérés comme de « bons » acides gras, en ce sens qu’ils sont bénéfiques à la santé.

Saturés, monoinsaturés ou polyinsaturés ?

Ces trois types d’acides gras se différencient par le nombre de leur double liaison : aucune pour les acides gras saturés, une seule pour les acides gras monoinsaturés et plusieurs pour les acides gras polyinsaturés.

Les acides gras insaturés oméga-3, 6 et 9 sont ainsi nommés, car c’est respectivement sur leur 3e, 6e et 9e atome de carbone que se localise leur première double liaison.

Formule chimique des acides gras insaturés. La première double liaison des oméga-3 se situe sur le 3 e
Formule chimique des acides gras insaturés. La première double liaison des oméga-3 se situe sur le 3e atome de carbone, sur le 6e carbone pour les oméga-6 et sur le 9e carbone pour les oméga-9 (en rouge).

À savoir :

Les oméga-6 sont tous fabriqués à partir de l’acide linoléique. Le principal type d’acides gras polyinsaturés oméga-6 est l’acide arachidonique.

Trois familles d’acides gras : saturés, mono-insaturés et poly-insaturés. Les oméga-3 et les oméga-6
Trois familles d’acides gras : saturés, mono-insaturés et poly-insaturés. Les oméga-3 et les oméga-6 font partie des acides gras poly-insaturés.

Pour une bonne santé cardiovasculaire

Le saviez-vous ?

Le rôle cardioprotecteur des oméga-3 a été évoqué en 1971 chez les Esquimaux du Groenland, grands consommateurs de graisse de poisson et de mammifères marins réputés pour leur richesse en DHA et EPA (2).

Le DHA est le principal acide gras présent dans les membranes des neurones et dans la rétine : le cerveau contient 60% de lipides.
Il joue un rôle fondamental dans le développement du cerveau et de la vision pendant la grossesse et la petite enfance. C’est pourquoi le lait maternel en contient de grandes quantités et qu’il est si important de veiller à ce que les femmes enceintes aient des apports suffisants en oméga-3 et plus particulièrement en DHA (3).

Le DHA s’accumule dans le cerveau au cours du dernier trimestre de la grossesse et durant la 1ère année de vie.
Ensuite, chez l’adulte, les oméga-3, et toujours plus spécifiquement le DHA, sont indispensables au bon fonctionnement du cerveau et du système nerveux.

Mais les acides gras polyinsaturés ne sont pas seulement présents dans la membrane des neurones. Ils le sont dans la membrane de toutes nos cellules, leur conférant une certaine « fluidité membranaire ». Si celle-ci est essentielle à la plasticité cérébrale impliquée par exemple dans l’apprentissage et la mémoire (4), elle l’est aussi dans toute forme de communication cellulaire permettant par exemple de sécréter et de répondre à des signaux hormonaux, de se déplacer ou de se protéger.

Les acides gras polyinsaturés contribuent ainsi au fonctionnement de toutes les cellules et des différents organes qui composent notre corps.

Les acides gras polyinsaturés sont des composants de la membrane des cellules. Ils contribuent à la
fluidité ou plasticité membranaire des cellules et à leur fonction.
Les acides gras polyinsaturés sont des composants de la membrane des cellules. Ils contribuent à la fluidité ou plasticité membranaire des cellules et à leur fonction.

Ils permettent à la fois une bonne communication neuronale mais également une bonne circulation sanguine.
Comme expliqué précédemment, les oméga-3 entrent dans la composition de la membrane de nos cellules, leur conférant une souplesse qui se répercute aux organes, et notamment aux vaisseaux sanguins et aux artères. Or dans des artères plus flexibles, la circulation sanguine est améliorée, ce qui limite la formation de caillots sanguins et contribue à prévenir les maladies cardiovasculaires.

Oméga-3 / oméga-6 : rétablir la juste proportion

Avec l’évolution de notre mode alimentaire, notre consommation en acides gras s’est considérablement modifiée. Aujourd’hui, nous consommons beaucoup plus d’oméga-6 (huile de tournesol, viandes…) que d’oméga-3, de sorte que le rapport oméga-3/oméga-6 est désormais de 1/7, voire 1/10 dans les cas extrêmes (5). Autrement dit, pour 1 oméga-3 nous ingérons aussi 7 à 10 oméga-6.
Or ce rapport devrait être de 1 pour 4, comme fixé par l’Anses en 2010. Cet objectif est très important, car pour utiliser tant les oméga-3 que les oméga-6, l’organisme emploie les mêmes enzymes. Ainsi, trop d’oméga-6 monopolise ces enzymes au détriment des oméga-3. Dans ces conditions de compétition, inutile de manger plus d’oméga-3 sous la forme de son précurseur ALA, car l’organisme ne pourra pas le transformer en DHA et EPA.
Augmenter sa consommation d’oméga-3 peut donc être utile pour répondre aux besoins, mais à condition de diminuer en parallèle les apports d’oméga-6.
On retiendra que chaque type d’acides gras a son importance, car ils jouent tous des rôles bien spécifiques dans l’organisme. En revanche, attention à toujours apporter la juste dose de chacun d’entre eux pour un fonctionnement optimal de l’organisme.

Oméga 3 : combien par jour ?

Les références nutritionnelles en acides gras ont été évaluées par L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (ANSES) (6).
Pour un adulte consommant 2.000 kcal par jour :

Ces valeurs sont identiques pour les femmes enceintes consommant 2.050 kcal et les femmes allaitantes consommant 2.250 kcal par jour, soit de 250 mg / jour d’EPA et 250 mg / jour de DHA.
Or la consommation moyenne des femmes adultes en France est de 147mg / jour, ce qui est loin des recommandations (7).
En pratique : 100g de sardine ou deux cuillères à soupe d’huile de colza permettent d’atteindre le quota journalier d’oméga-3.

Attention, si vous suivez un traitement anticoagulant ou si vous devez subir une opération chirurgicale, les compléments alimentaires en oméga-3 sont contre-indiqués, car ils ont un effet anticoagulant, ils fluidifient le sang.

Les graisses animales apportent des oméga-3 sous forme d’EPA et de DHA. En revanche, les graisses végétales fournissent uniquement de l’ALA, le précurseur qui permettra à l’organisme de produire l’EPA et le DHA.
D’où l’intérêt de mettre dans son assiette à la fois des oméga-3 de source végétale et animale, pour assurer une bonne variété d’apport en oméga-3 : ALA, EPA et DHA.

3 conseils pour de bons apports en oméga-3

(1) Anses, Acides gras de la famille oméga-3 et système cardiovasculaire : intérêt nutritionnel et allégations.

(2) Kris-Etherton PM et al., Recent Clinical Trials Shed New Light on the Cardiovascular Benefits of Omega-3 Fatty Acids, Methodist DeBakey cardiovascular journal, 2019, 15(3), 171–8.

(3) Middleton P et al., Omega‐3 fatty acid addition during pregnancy, Cochrane Database of Systematic Reviews 2018, 11 (CD003402).

(4) Haag M, Essential fatty acids and the brain. The Canadian journal of psychiatry. Revue canadienne de psychiatrie, 2003, 48(3), 195–203.

(5) Bardon S et al., Les effets bénéfiques des Omega 3 sur le cœur, la vision et le développement cérébral, INRA, 2017, https://hal.science/hal-01607976/document.

(6) Anses, Actualisation des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras, 2011.

(7) Schlienger et al., États des lieux des compléments alimentaires chez la femme enceinte, 2011.

(8) Vidal, Oméga-3 des huiles de poissons, mise à jour 10 octobre 2018.

(9) Association santé environnement France (Asef), Mercure, peut-on encore manger du poisson, 15 juin 2017.

(10) Anses, Manger du poisson : pourquoi ? Comment ?, 27 février 2019.

(11) Anses, Étude Calipso, bénéfices et risques d’une forte consommation de produits de la mer, 15 mai 2016.

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