Le cuivre : un oligoélément essentiel au cœur de nombreuses fonctions biologiques
Présent en très faible quantité dans l’organisme, le cuivre est pourtant indispensable à l’équilibre physiologique. Cet oligoélément intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques essentielles, allant du métabolisme énergétique à la protection contre le stress oxydatif. Il participe également au fonctionnement du système immunitaire et à la santé des tissus conjonctifs.
Résumé :
- Résumé en 3 points
- Le cuivre est un oligoélément essentiel impliqué dans l’immunité, l’énergie et le métabolisme du fer.
- Il contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif et au maintien des tissus conjonctifs.
- Une alimentation variée permet généralement de couvrir les besoins, mais certaines situations peuvent nécessiter une supplémentation.
Qu’est-ce que le cuivre ? Un oligo élément essentiel
Le cuivre est un oligoélément essentiel, c’est-à-dire un nutriment indispensable que l’organisme ne peut pas synthétiser et qui doit être apporté par l’alimentation.
Il est présent dans le corps à l’état de trace (environ 75 à 100 mg), principalement dans le foie, le cerveau et les muscles.
Le cuivre agit comme cofacteur enzymatique, ce qui signifie qu’il est nécessaire à l’activité de nombreuses enzymes impliquées dans des réactions biologiques.
Les bienfaits du cuivre sur le corps
Fer et cuivre : un duo clé pour le métabolisme énergétique
Le cuivre contribue au métabolisme énergétique et au « transport » du fer dans l’organisme, deux fonctions indispensables à la formation des globules rouges.
Une carence en cuivre peut ainsi perturber l’utilisation du fer et favoriser l’apparition d’une anémie, même en présence de réserves suffisantes.
Le cuivre, un cofacteur clé du métabolisme du fer
Le cuivre est un cofacteur d’enzymes appelées ferroxydases (comme la céruloplasmine ou l’héphaestine), qui transforment le fer ferreux (Fe²⁺) en fer ferrique (Fe³⁺). Cette étape est indispensable, car seule la forme Fe³⁺ peut se lier à la transferrine et être transportée dans le sang vers les organes (moelle osseuse, foie…).
Le cuivre intervient également de manière indirecte dans la sortie du fer des cellules : après son export via la ferroportine, le fer doit être oxydé pour être correctement pris en charge par la transferrine.
En cas de carence en cuivre, ce mécanisme est altéré, entraînant une diminution du fer circulant. Cela peut conduire à une anémie dite fonctionnelle, malgré des réserves en fer normales. Le cuivre apparaît ainsi comme un cofacteur essentiel de l’homéostasie du fer.
Système immunitaire et défenses naturelles
Le cuivre joue un rôle important dans le fonctionnement du système immunitaire. Il participe à l’activation de certaines cellules immunitaires et contribue à la réponse de l’organisme face aux agressions extérieures :
- Fonctionnement des macrophages et neutrophiles, responsables de la destruction des agents pathogènes (bactéries, virus).
- Prolifération des lymphocytes, permettant la réponse immunitaire spécifique et durable.
Il possède également des propriétés antimicrobiennes naturelles, contribuant à limiter le développement de certains agents pathogènes (6).
Le cuivre : un agent antimicrobien ?
Le cuivre possède des propriétés antimicrobiennes bien documentées, liées à sa capacité à perturber directement la structure et le fonctionnement des micro-organismes.
- Il peut interagir avec les membranes cellulaires des bactéries, champignons ou virus, entraînant leur altération et la fuite de leurs composants.
- À l’intérieur des cellules, il génère du stress oxydatif avec production d’espèces réactives de l’oxygène (radicaux libres). Ces molécules endommagent les protéines et l’ADN des agents pathogènes, conduisant à leur inactivation ou destruction.
- Enfin, le cuivre peut se lier à certaines enzymes microbiennes, perturbant leur activité et bloquant des processus vitaux comme la respiration cellulaire.
Ces propriétés ont été largement étudiées, notamment dans le domaine des surfaces antimicrobiennes. Des études ont montré que des surfaces en cuivre permettaient une inactivation rapide des virus, dont des coronavirus humains, en provoquant la dégradation de l’enveloppe virale et de l’ARN (1, 2).
Une autre étude menée dans des services de soins intensifs aux États-Unis, où les surfaces fréquemment touchées (barrières de lit, poignées de porte, tables roulantes…) ont été remplacées par des alliages de cuivre, montre :
- Une réduction de 83% de la charge bactérienne sur les surfaces en cuivre.
- Une réduction de 58% du risque d’infections nosocomiales chez les patients.
Ainsi, au-delà de son rôle nutritionnel, le cuivre participe à la défense de l’organisme en contribuant à des mécanismes antimicrobiens directs, complémentaires de la réponse immunitaire (3).
Protection contre le stress oxydatif
Le cuivre intervient dans l’activité d’enzymes antioxydantes (4), notamment la superoxyde dismutase (SOD), qui protège les cellules contre les radicaux libres, comme ceux produits lors des réactions immunitaires.
Cette action contribue à limiter le vieillissement cellulaire et à préserver l’intégrité des tissus.
Les bienfaits du cuivre sur la peau, le os, les articulations
Le cuivre est indispensable à la synthèse du collagène et de l’élastine, des protéines indispensables à la structure des tissus conjonctifs comme la peau, les vaisseaux sanguins, le cartilage et les os.
Il intervient notamment comme cofacteur de la lysyl oxydase, une enzyme qui permet la formation de liaisons entre les fibres de collagène et d’élastine, contribuant ainsi à la résistance mécanique des tissus.
[IE6.1]Au niveau osseux, le collagène constitue la trame organique sur laquelle se fixe la minéralisation. En participant à sa structuration, le cuivre contribue au maintien de la solidité et de la qualité des tissus osseux.

Les bienfaits du cuivre sur les cheveux
Le cuivre contribue également à la pigmentation de la peau et des cheveux. Dans les mélanocytes (cellules de la peau), il est un cofacteur de la tyrosinase, une enzyme qui catalyse la transformation de l’acide aminé Tyrosine en L-DOPA, puis en mélanine, pigment responsable de la coloration.
Fonctionnement du système nerveux
Le cuivre participe à la synthèse de certains neurotransmetteurs, notamment impliqués dans la concentration et la régulation de l’humeur.
Il est indispensable à l’activité de dopamine β-hydroxylase (DBH), une enzyme cuivre-dépendante qui transforme la dopamine en noradrénaline (hormone impliquée dans la vigilance, l’attention et la concentration), laquelle se transforme à son tour en adrénaline (impliquée dans la réponse au stress) (voie des catécholamines).

Principales enzymes cuivre-dépendantes
Cytochrome c oxydase : enzyme mitochondriale (production d’énergie – ATP).
- Superoxyde dismutase (Cu/Zn-SOD) : antioxydante (neutralise les radicaux libres).
- Lysyl oxydase : formation de liaisons entre collagène et élastine (solidité des tissus conjonctifs).
- Tyrosinase : synthèse de la mélanine à partir de la Tyrosine
- Céruloplasmine : transport du cuivre dans le sang et activité ferroxydase essentielle au métabolisme du fer [oxydation du fer ferreux (Fe²⁺) en fer ferrique (Fe³⁺)].
- Dopamine β-hydroxylase (DBH) : synthèse de la noradrénaline à partir de la dopamine (système nerveux).
Quels sont les besoins en cuivre ?
Les besoins journaliers en cuivre chez l’adulte sont estimés autour de 1,5 à 2 mg par jour (5).
Ces apports sont en principe couverts par une alimentation variée et équilibrée.
Quelles sont les aliments riches en cuivre ?
Le cuivre est présent dans l’alimentation, notamment dans :
- Les abats (foie)
- Les fruits de mer (huîtres, crustacés)
- Le chocolat noir et le cacao
- Les oléagineux (noix, amandes, noisettes)
- Les céréales complètes
- Les légumineuses
Carence et excès en cuivre : que faut-il savoir ?
Carence en cuivre
La carence en cuivre reste rare, mais peut survenir dans certaines situations (malabsorption intestinale, déséquilibres alimentaires).
Elle peut se manifester par :
- Une fatigue persistante
- Une anémie
- Une baisse de l’immunité
Zinc et cuivre : associer ces nutriments de façon équilibrée
Le cuivre agit en synergie complémentaire avec le fer (transport sanguin du fer) et présente une interaction antagoniste avec le zinc (compétition d’absorption intestinale).
Un bon équilibre entre ces minéraux est essentiel pour optimiser leur absorption et leurs effets physiologiques.
Excès de cuivre
Un excès en cuivre est également possible, notamment en cas de supplémentation inadaptée.
Il est donc essentiel de respecter les apports recommandés et d’éviter toute surconsommation. Si vous prenez plusieurs compléments alimentaires en même temps, consultez leur composition et leur dosage respectifs en cuivre. Vous pouvez également vérifier la compatibilité de nos produits en utilisant notre outil d’association.
Cuivre, un oligo élément présent dans nos compléments alimentaires
Dans certaines situations (fatigue, besoins accrus, déséquilibres nutritionnels), une complémentation en cuivre peut être envisagée, dans le cadre d’une alimentation variée et équilibrée et d’un mode de vie sain.
Les bienfaits du cuivre peuvent être trouvés dans certains de nos compléments alimentaires en fonction des objectifs recherchés. Cet oligoélément est par exemple présent dans Vitorel et Endomune, destinés à soutenir le système immunitaire, ou encore dans L-AminoSkin et Artixine, pour soutenir les tissus conjonctifs cutanés et articulaires, et dans Effluvium, pour la croissance et la vitalité des cheveux.
A savoir : Nos minéraux sont « amino-chélatés »
Chez NHCO, « amino-chélaté », consiste à fixer sur les minéraux et oligoéléments deux molécules d’acide aminé comme la glycine (formant alors du bisglycinate de cuivre et du bisglycinate de Zinc), de sorte qu’ils n’entrent pas en compétition. Cette forme appelée « amino-chélatée » permet de les associer dans un même complément alimentaire ou de les prendre en même temps ou au cours d’un repas, sans risque de compétition pour une efficacité optimale.
Nos compléments alimentaires contenant cet actif : le bienfait du cuivre
Sources :
(1) Warnes Sl et al., Human Coronavirus 229E Remains Infectious on Common Touch Surface Materials, mBio, 2015, 6(6):e01697-15.
(2) Rai S et al., Evaluation of the antimicrobial properties of copper surfaces in an outpatient infectious disease practice, Infect Control Hosp Epidemiol, 2012, 33(2):200-201.
(3) Salgado CD et al., Copper surfaces reduce the rate of healthcare-acquired infections in the intensive care unit, Infect Control Hosp Epidemiol, 2013, 34(5):479-86.
(4) Gaetke LM et al., Copper toxicity, oxidative stress, and antioxidant nutrients, Toxicology, 2003, 189(1-2):147-63.
(5) Anses, Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux.
(6) Vincent M et al., Contact killing and antimicrobial properties of copper, J Appl Microbiol, 2018, 124(5):1032-46.