Introduction

Notre mode d’alimentation actuel (riche en produits transformés) a été identifié comme le facteur de risque n°1 des MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin), comprenant la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Le retour à une alimentation plus naturelle, saine et favorable à un meilleur équilibre du microbiote intestinal pourrait contribuer à atténuer les désagréments des MICI et réduire leur fréquence.

250.000 Français concernés par les MICI

Les MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin) regroupent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Ces deux affections se caractérisent par une inflammation d’une partie du tube digestif liée à un dysfonctionnement du microbiote intestinal. Les MICI sont à l’origine d’importants désagréments à fort impact dans la vie quotidienne, comme des douleurs abdominales et des diarrhées récurrentes imprévisibles, de la fatigue et une perte d’appétit.

Bien se connaître pour mieux vivre une MICI (Maladie intestinale)

Il n’existe pas de « régime alimentaire MICI type ». L’alimentation de la personne atteinte d’une MICI repose sur une approche nutritionnelle :

  • Individuelle, basée sur sa situation spécifique
  • Évolutive, en fonction de la fréquence et de l’intensité de ses symptômes

Elle a deux objectifs :

  • Aider à prévenir les phases de crises (poussées)
  • Atténuer les inconforts digestifs lorsque la muqueuse intestinale est inflammée et douloureuse, en choisissant des aliments mieux tolérés, car ce sont eux qui, en entrant en contact direct avec la muqueuse digestive, vont atténuer ou aggraver l’inflammation

La problématique est double :

1/ Soulager les inconforts
2/ Sans exclusion alimentaire stricte, afin de répondre aux besoins nutritionnels. Or il est difficile d’attribuer à un aliment spécifique les inconforts digestifs qui surviennent quelques heures après un repas : la viande ou la sauce ? Les pommes de terre ? Le dessert ou simplement le hasard… ?

A privilégier en cas de MICI (aliments dits « anti-inflammatoires »)

  • Les légumineuses (sources de protéines végétales) : haricots, fèves, lentilles, pois chiches, pois…
  • Les fruits et légumes (source de fibres alimentaires)
  • Le poisson et les oléagineux (source d’oméga-3) : amandes, noix, noisettes, noix de cajou, graines de sésame, de lin…
  • De bonnes huiles végétales (riches en oméga-3 ou neutre) : colza, noix, olive…

A limiter en cas de MICI (aliments dits « pro-inflammatoires »)

  • Les viandes rouges
  • Les graisses animales (source d’acides gras saturés)
  • Le sucre raffiné et les édulcorants
  • Les boissons sucrées
  • Les aliments ultra-transformés (source d’additifs, édulcorants, mauvaises graisses, sel…)

En complément :

  • Mettre en place un dépistage régulier d’éventuelles carences nutritionnelles, car elles sont fréquentes chez les personnes atteintes d’une MICI
  • Se faire suivre par un(e) diététicien(ne)
  • Pratiquer une activité physique d’endurance (4)

Le rôle des aliments ultra-transformés (AUT) dans les MICI

L’augmentation du risque de MICI (maladie de Crohn plus particulièrement) est d’autant plus importante que la consommation d’AUT est élevée
(dès 1 à 4 portions/jour) (1, 2) et inversement (3).

De quoi parle-t-on exactement ?

Les AUT sont fabriqués industriellement, enrichis avec toutes sortes d’additifs (stabilisants, conservateurs, épaississants, émulsifiants, exhausteurs de goût, colorants) et souvent riches en mauvaises graisses (acides gras saturés), en sucre (édulcorants), en sel et pauvres en fibres alimentaires. Pour toutes ces raisons, les AUT sont agressifs pour la muqueuse intestinale et modifient sa perméabilité.

6 points clés pour bien manger avec une MICI

  • Privilégier une alimentation saine, variée et équilibrée, mais également « plaisir » plutôt qu’une alimentation sanction en adaptant les conseils aux symptômes digestifs du moment
  • Fractionner les repas en ajoutant des collations saines afin de réduire le volume des prises alimentaires et diminuer la motricité digestive associée aux inconforts
  • Cuisiner maison avec des produits de base non transformés, frais et de saison. La cuisine maison permet aussi de contrôler à la baisse les quantités de sucre, de sel et de matière grasse. Utiliser les cuissons à la vapeur, à l’étouffée, au wok, au four ou à la plancha pour éviter l’ajout de graisses
  • Préférer le poisson, les fruits de mer et la viande blanche. Limiter la viande rouge à 1 ou 2 fois par semaine
  • Consommer une portion énergétique similaire à celle de la population générale :30 à 35 kcal/kg/jour
  • Augmenter la part des protéines (surtout végétales) en phase de poussée de la maladie : 1,2 à 1,5 g/kg/jour chez l’adulte (4)

A savoir :

Le régime méditerranéen est proche de la « healthy food » et de l’alimentation anti-inflammatoire.

MICI : maladie et idées reçues

Aucune éviction n’est recommandée

Même si certains aliments sont pro-inflammatoires, comme les protéines animales, il n’est pas recommandé de les exclure complètement en permanence, car toutes les catégories alimentaires apportent des micronutriments qui leurs sont propres, contribuant ainsi à la variété et à l’équilibre alimentaire. Cette notion est essentielle pour réussir à répondre aux besoins nutritionnels quotidiens et éviter les carences.
En revanche en cas de MICI, il est nécessaire d’adapter son alimentation en fonction de l’intensité de ses ressentis et donc de l’évolution de la maladie (phase de poussée, phase de rémission).

Attention aux régimes inadaptés

En croyant bien faire ou en se fiant à des idées reçues, de nombreuses personnes atteintes de MICI se lancent dans des régimes ou adoptent des habitudes alimentaires qui ne sont pas recommandées, voire déconseillées par l’AFA Crohn RCH France et la Société européenne de nutrition clinique et de métabolisme (EPSEN), en raison de leurs effets contreproductifs ou négatifs :

  • Régime sans gluten en l’absence de maladie cœliaque confirmée
  • Régime sans résidu (pauvre en FODMAPs) prolongé après une poussée inflammatoire
  • Régime végétalien
  • Éviction des produits laitiers (source de lactose)
  • Jeûne
  • Régime sans sel strict

Le saviez-vous ?

La Glutamine a un impact physiologique clé sur la perméabilité intestinale

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  1. Le glucose est utilisé par toutes les cellules pour produire de l’énergie. Mais les cellules intestinales, qui ont la particularité de se renouveler très rapidement pour remplir leur fonction de barrière protectrice (leur durée de vie est de 3 à 5 jours seulement), utilisent préférentiellement de la Glutamine comme carburant.
  2. En plus d’être leur principal substrat énergétique, la Glutamine, qui fait partie de la famille des acides aminés (les composants de base des protéines), intervient dans le cycle de vie, la protection et la réparation des cellules qui composent la muqueuse intestinale, par exemple en cas d’inflammation liée à un déséquilibre du microbiote.
  3. Enfin, la Glutamine est indispensable aux jonctions serrées. Ce sont des protéines qui permettent aux cellules épithéliales de se coller les unes aux autres et à la muqueuse intestinale d’assurer son rôle de barrière. C’est ainsi que la Glutamine joue un rôle physiologique dans l’étanchéité de la muqueuse intestinale (5). Dans le cas des MICI par exemple, cette perméabilité est affectée.
La Glutamine, indispensable aux jonctions serrées, joue un rôle clé dans la perméabilité de la muqueuse intestinale, laquelle est affectée dans les MICI. 

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11 avis

Sources : 

(1) Narula N et al., Association of ultra-processed food intake with risk of inflammatory bowel disease: prospective cohort study, BMJ, 2021, 374:n1554.
(2) Narula N et al., Food Processing and Risk of Inflammatory Bowel Disease: A Systematic Review and Meta-Analysis, Clin Gastroenterol Hepatol, 2023, 21(10):2483-95.e1. 
(3) Meyer A et al., Food Processing and Risk of Crohn’s Disease and Ulcerative Colitis: A European Prospective Cohort Study, Clin Gastroenterol Hepatol, 2023, 21
(4) Bischoff SC et al., ESPEN guideline on Clinical Nutrition in inflammatory bowel disease, Clin Nutr, 2023, 42(3):352-79.
(5) Rao R et al., Role of Glutamine in Protection of Intestinal Epithelial Tight Junctions, J Epithel Biol Pharmacol, 2012, 5(Suppl 1- M7):47 54.
(6):1607-16.e6.

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