Introduction

Nous en parlons peu, mais les troubles digestifs font bel et bien partie des désagréments qui peuvent accompagner les règles ou un syndrome prémenstruel. Ils se manifestent de façon très variée et parfois multiple, mais ils sont toujours gênants dans la vie quotidienne : constipation pendant les règles, ballonnements, flatulences, crampes digestives, diarrhées, aigreurs d’estomac…

À quoi sont dus les désagréments digestifs liés aux règles ?

Les saignements en début de cycle menstruel peuvent s’accompagner de nombreuses gênes plus ou moins intenses selon les femmes.
L’ensemble de ces signes peut également débuter quelques jours avant les règles. Lorsque c’est le cas, les désagréments se manifestent 4 à 7 jours avant les règles et disparaissent avec l’arrivée de celles-ci. Ils sont suffisamment intenses pour impacter la vie quotidienne, obligeant parfois de mettre en pause certaines activités. Trois femmes sur dix seraient concernées par ce syndrome.
Parmi ces signes, qui peuvent être à la fois physiques (mal au ventre, douleurs dans les seins, gonflements, prise de poids, acné, fatigue…) et psychiques (irritabilité, déprime, pulsions alimentaires, insomnies, baisse de libido…), figurent les troubles digestifs et intestinaux.
Les variations hormonales sont en cause.

Constipation pendant les règles : le rôle ralentisseur de la progestérone

Durant la première moitié du cycle, ce sont les œstrogènes qui prédominent. Après l’ovulation, la sécrétion de progestérone augmente. Son rôle est de prendre le relai des œstrogènes pour renforcer l’épaississement de la muqueuse utérine et offrir à un éventuel œuf fécondé un environnement favorable à son développement.
Mais en l’absence de fécondation par un spermatozoïde, l’ovule ne devient pas œuf, il ne s’implante pas dans l’utérus, de sorte que l’épaississement de la muqueuse n’a plus lieu d’être. La sécrétion de progestérone chute et la muqueuse utérine s’autodétruit. Le fait qu’elle soit richement vascularisée explique les saignements menstruels.

La progestérone n’agit pas seulement sur l’épaisseur de la muqueuse utérine, elle exerce de nombreuses autres fonctions, y compris des effets relaxants et stabilisants sur l’organisme lors de cette 2e moitié du cycle menstruel.
Dans le cerveau par exemple, la progestérone agit sur les récepteurs du GABA (un neurotransmetteur inhibiteur), ce qui peut contribuer à réduire l’anxiété et à induire une sensation de détente.

Dans l’intestin, en agissant sur les muscules lisses de la paroi intestinale, la progestérone peut diminuer les contractions intestinales et ainsi ralentir la progression du bol alimentaire, pouvant mener à une constipation pendant les règles. Cette stagnation des selles dans le côlon augmente la réabsorption d’eau, menant à des selles plus fermes, ce qui renforce l’évolution vers une constipation.

Ce phénomène explique pourquoi la constipation se manifeste préférentiellement durant la 2e partie du cycle, lorsque les niveaux de progestérone sont les plus hauts.
Des selles qui stagnent et qui s’évacuent mal favorisent la fermentation, pouvant mener à la formation de gaz, à des ballonnements et à un gonflement abdominal.
Enfin, les périodes de constipation prolongée peuvent entrainer des modifications du microbiote, cet ensemble de bactéries présentes dans les intestins et le côlon, à l’origine de troubles digestifs de type intolérance digestive et malabsorption des nutriments.

Diarrhée pendant les règles : le rôle accélérateur des prostaglandines

À l’inverse de la progestérone, les prostaglandines exercent un effet contractant. Ce sont des médiateurs fabriqués à partir d’acide gras, qui exercent de multiples rôles physiologiques. Les prostaglandines sont notamment impliquées dans la régulation de la synthèse hormonale, la réponse inflammatoire et la coagulation du sang. Ce sont elles également qui permettent la contraction de l’utérus lors de l’accouchement, mais également tous les mois, pour évacuer le sang menstruel.
Cet effet contractant ne se cantonne pas à l’utérus. Les organes alentour en profitent : intestins, estomac et vessie, ce qui peut en cas d’excès entrainer des douleurs intestinales, des crampes, des diarrhées.

Limiter les troubles digestifs et la constipation pendant les règles : prendre soin de ses intestins

Afin de limiter les gênes liées aux règles, survenant pendant ou avant en cas de syndrome prémenstruel, certaines mesures alimentaires peuvent être mises en place, et notamment :

  • Consommer davantage de fibres (céréales complètes, légumes verts…).
  • Augmenter les fruits et les légumes et privilégier le cuit par rapport au cru.
  • Limiter les aliments ultra-transformés : produits céréaliers raffinés, plats industriels, aliments trop gras, trop salés, trop sucrés…
  • Consommer des probiotiques (aliments fermentés comme les yaourts).
  • Ajouter des herbes et des épices dans les plats.

Du côté des compléments alimentaires, certains actifs ont montré leur intérêt dans les signes digestifs liés aux règles.
C’est le cas du PalmitoylEthanolAmide (PEA), une molécule produite par notre organisme dans presque tous les organes, dont l’intestin (1).
Les graines de fenouil sont traditionnellement utilisées pour soulager les troubles menstruels. Elles contiennent de la fenchone, une substance aux propriétés antispasmodiques, qui permettraient de combattre les spasmes douloureux au cours des règles (2), d’améliorer la digestion et le transit (3).
Si les gênes digestives liées au cycle menstruel, telles que la constipation pendant les règles, deviennent un problème persistant ou perturbant, il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour trouver une solution personnalisée.

À lire également : Comment adapter son sport pendant les règles ?

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Sources : 

(1) Indraccolo U et al. Effect of palmitoylethanolamide–polydatin combination on chronic pelvic pain associated with endometriosis: Preliminary observations, Eur J Obstet Gynecol Reprod Biol, 150(1):76 9, 2010.
(2) Shahrahmani H et al., Effect of fennel on primary dysmenorrhea: a systematic review and meta-analysis, J Complement Integr Med, 18(2):261 9, 2021.
(3) Ghodsi Z et al., The effect of fennel on pain quality, symptoms, and menstrual duration in primary dysmenorrhea, J Pediatr Adolesc Gynecol, 27(5):283 6, 2014.

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