Vitamine D : aliments, besoins et limites nutritionnelles
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- La vitamine D est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme, en particulier pour le maintien d’une ossature normale, la régulation du calcium et du phosphore, et le soutien du système immunitaire. Elle peut être synthétisée par la peau sous l’effet du soleil, mais cette production est souvent insuffisante en hiver.
- Les besoins journaliers sont difficiles à couvrir uniquement par l’alimentation, car les sources riches en vitamine D sont limitées et d’origine principalement animale (poissons gras, jaune d’œuf, abats).
- Une approche combinée est recommandée pour atteindre les apports nécessaires, associant exposition solaire modérée, alimentation variée incluant des sources de vitamine D et, si besoin, complémentation adaptée selon les besoins individuels et le contexte de vie.
La vitamine D est essentielle au bon fonctionnement de l’organisme. Elle intervient dans le maintien d’une ossature normale, la régulation du métabolisme du calcium et du phosphore, ainsi que dans le fonctionnement normal du système immunitaire.
Contrairement à la plupart des vitamines, la vitamine D peut être synthétisée par l’organisme au niveau de la peau sous l’effet des rayons UVB. Toutefois, en hiver, lorsque l’ensoleillement est faible, cette synthèse peut être insuffisante, ce qui pose la question de l’apport par l’alimentation et d’une éventuelle supplémentation pour prévenir un risque de déficience et de fatigue saisonnière.
Quelles formes de vitamine D : D2 ou D3 ?
Deux formes principales de vitamine D coexistent :
- La vitamine D3 (cholécalciférol) : d’origine animale, également produite par la peau sous l’effet du soleil.
- La vitamine D2 (ergocalciférol) : d’origine végétale.
Dans l’alimentation courante, la vitamine D est majoritairement apportée sous forme de vitamine D3, reconnue pour sa meilleure efficacité : elle est 1,5 à 2 fois plus efficace que la D2 pour élever les taux sanguins de 25(OH)D, le métabolite actif mesuré lors des analyses sanguines*.
Quels sont les besoins journaliers en vitamine D ?
Selon les références nutritionnelles françaises, réévaluées à la hausse ces dernières années par l’Anses, les apports satisfaisants en vitamine D sont désormais fixés à 15µg par jour (600 UI) chez l’adulte**.
Ces besoins tiennent compte d’une exposition solaire modérée. En pratique, cette synthèse sous l’action directe des UVB dépend de nombreux facteurs susceptibles de limiter la production cutanée de vitamine D : saison, latitude, âge, pigmentation de la peau, usage de crème solaire, etc., rendant l’alimentation et, le cas échéant, la supplémentation particulièrement importante.
Quels sont les aliments riches en vitamine D ?
La vitamine D est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire soluble dans les graisses.
Elle est présente dans un nombre limité d’aliments, principalement d’origine animale.
Les sources alimentaires de vitamine D sont surtout représentées par les poissons gras, puis le jaune d’œuf, les abats et certains végétaux spécifiques comme les champignons.
Les poissons gras dominent avec des teneurs élevées en D3 (cholécalciférol), tandis que certains champignons apportent plutôt de la D2 (ergocalciférol).
Il est conseillé de privilégier les cuissons douces (vapeur, court pochage) pour préserver la vitamine D. Ces aliments peuvent contribuer significativement aux apports, mais leur consommation reste souvent occasionnelle ou insuffisante pour couvrir les besoins quotidiens.
Aliment contenant de la vitamine D | Vitamine D (µg / 100 g) Source Table Ciqual de l’Anses (consultée le 9 février 2026) |
| Huile de foie de morue | ~ 250 |
| Hareng fumé | ~ 18 |
| Truite saumonée | ~ 11 |
| Saumon (cuit) | ~ 3,8 à 8,7 |
| Sardine grillée | ~ 12,3 |
| Maquereau | ~ 7,2 |
| Jaune d’œuf | ~ 2 |
| Foie de veau | ~ 2,5 |
| Beurre | ~ 1,1 |
Vitamine D naturelle : peut-on couvrir ses besoins uniquement avec les aliments ?
En pratique, il est difficile de couvrir les besoins en vitamine D par l’alimentation seule, sauf en cas de consommation très régulière de poissons gras.
À titre d’exemple, il faudrait consommer 200g de saumon tous les jours pour atteindre les apports recommandés, ce qui n’est pas compatible avec les habitudes alimentaires de la majorité de la population ni avec la présence éventuelle de polluants.
Certaines denrées peuvent être enrichies en vitamine D (produits laitiers, matières grasses), mais ces apports restent variables et dépendent fortement des choix alimentaires.
Vitamine D, aliments et compléments : une approche globale
Un apport adéquat en vitamine D repose sur une approche combinée :
- Exposition solaire raisonnée (une 20e de minutes par jour).
- Alimentation diversifiée incluant des sources riches en vitamine D.
- Recours à une supplémentation adaptée sur avis d’un professionnel de santé dans certaines situations (hiver, personnes âgées, faible exposition solaire).
L’objectif n’est pas de se focaliser sur un aliment isolé, mais d’intégrer la vitamine D dans une stratégie nutritionnelle globale, tenant compte des besoins individuels et du contexte de vie.
Un dosage sanguin en laboratoire peut être utile pour évaluer son statut réel et ajuster, avec un professionnel de santé, la pertinence d’une supplémentation, sa forme et son dosage.
De nombreux compléments alimentaires NHCO intègrent de la vitamine D selon les objectifs et les besoins : santé de la peau, immunité, grossesse, multivitamines, voies respiratoires, etc.
* Tripkovic L et al., Comparison of vitamin D2 and vitamin D3 supplementation in raising serum 25-hydroxyvitamin D status: a systematic review and meta-analysis, Am J Clin Nutr, 2012, 95(6):1357-64.
** Anses, Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux, février 2025.