Le tabagisme est connu pour avoir un effet vieillissant sur la peau, plus visible au niveau du visage. Il agit sur plusieurs facteurs responsables du vieillissement. C’est ainsi que les fumeurs ont souvent une peau plus marquée que les non-fumeurs du même âge.

Résumé en 3 points :

• Le tabac est connu pour accélérer la dégradation du collagène, menant à une perte de fermeté, à l’apparition de rides et à un vieillissement prématuré de la peau.

• C’est ainsi que les fumeurs peuvent paraitre plus vieux que les non-fumeurs du même âge.

• Le tabagisme augmente aussi le stress oxydatif, générant des radicaux libres, qui en endommageant les cellules cutanées aggravent encore le vieillissement.

La baisse de collagène :
une cause de vieillissement cutané

Le collagène est l’élément structural majeur de la peau. Il est en perpétuel renouvellement, ce qui signifie qu’il est continuellement dégradé et reconstruit. Chez les peaux jeunes, ce processus est équilibré.

    • La production de collagène par les cellules du derme (les fibroblastes) est assurée par l’activation d’un facteur de croissance.

    • La dégradation passe par l’activation d’enzymes appelées métalloprotéinases (MMP1), lesquelles fragmentent les fibres de collagène. Les MMP1 sont régulées grâce à l’intervention d’un facteur inhibiteur : TIMP1, afin d’éviter une activité excessive des MMP1 qui pourrait entrainer une dégradation trop importante.

 Au fil du temps, les niveaux de MMP1 ont tendance à augmenter. Mais cette élévation dans les peaux âgées n’est pas accompagnée d’une hausse correspondante des niveaux d’inhibiteurs (1).

Ce déséquilibre accélère la fragmentation progressive du collagène dans le derme et entraine une réduction globale de la quantité de collagène, ce qui accélère le vieillissement cutané : affinement de la peau, perte d’élasticité et apparition de rides.

Au fil du temps, la quantité de collagène dans le derme diminue.

Le tabac accélère le vieillissement cutané

Ce même phénomène est rencontré chez les fumeurs et peut donc survenir à un âge plus précoce, expliquant pourquoi au même âge un fumeur peut paraitre plus vieux qu’un non-fumeur.

Pour preuve, cette étude publiée en 2001 par l’équipe du Dr Lahmann (2). Elle a permis de mesurer les concentrations d’ARNm (molécule qui transmet l’information génétique) codant pour la MMP1 dans la peau de fumeurs (10 à 20 cigarettes par jour pendant 3 à 25 ans) comparativement à celle de non-fumeurs. Les échantillons de peau ont été prélevés sur les fesses, une région généralement protégée des UV du soleil, car ils sont eux aussi bien connus pour avoir un effet vieillissant.

 

Les niveaux d’ARNm MMP1 se sont révélés significativement plus élevés chez les fumeurs que chez les non-fumeurs. En revanche, aucune différence n’a été observée concernant le taux du facteur inhibiteur TIMP1 des MMP1.

Ces résultats indiquent que le tabagisme induit une hausse de production des MMP1 pouvant expliquer pourquoi les fumeurs ont l’air plus âgés que les non-fumeurs du même âge.

Le saviez-vous ?

Le risque accru de rides chez les fumeurs est équivalent à 1,4 année de vieillissement supplémentaire (3).
Il a été par ailleurs montré que les rides du visage des femmes fumeuses de 40 ans et plus sont plus prononcées que chez les hommes fumeurs de même tranche d’âge.

Le tabagisme, un acteur du stress oxydatif

Le tabagisme augmente aussi la production de radicaux libres, des espèces réactives qui en excès endommagent l’ADN des cellules et les font vieillir prématurément (6). Ce phénomène est appelé le stress oxydatif. Or ces radicaux libres augmentent l’expression des MMP1 et diminuent celle des facteurs de croissance du collagène, ce qui accélère la fragmentation du collagène et ralentit sa production. Ce processus contribue aussi à un vieillissement prématuré de la peau.

Un cercle vicieux : en vieillissant, la peau produit aussi naturellement plus de radicaux libres, contribuant encore à l’augmentation des MMP1 et à la diminution du facteur de croissance, ce qui accélère d’autant plus le vieillissement cutané.

Quelques conseils contre le vieillissement cutané lié au tabagisme

  • L’arrêt du tabac est la première étape pour contrer le vieillissement (faites-vous accompagner par un professionnel de santé, identifiez les situations à risque pour mettre en place des stratégies alternatives, pratiquez une activité physique, adoptez une technique de relaxation…).

  • Pour contrer le stress oxydatif, il est utile d’adopter une alimentation riche en antioxydants : fruits rouges, agrumes, fruits à coque et graines, épices, thé vert, chocolat noir, épinards, tomate…
    Bonus pour la vitamine C : antioxydante, cette vitamine est aussi un cofacteur nécessaire à la synthèse du collagène (4).  D’ailleurs, les fumeurs sont plus à risque de déficience en vitamine C (5).

  • L’apport de collagène peut être intéressant. Or nous consommons peu d’aliments riches en collagène : bouillon d’os, peau du poulet, gélatine…
    Il peut alors être bénéfique de recourir à des compléments alimentaires contenant des peptides de collagène. Ce sont de petits fragments de collagène capables de stimuler la fabrication de nouvelles fibres de collagène. Certains compléments aliments ont également l’avantage d’apporter directement des acides aminés. En effet, le collagène résulte d’un assemblage d’acides aminés, principalement : glycine, proline et hydroxyproline.

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Sources : (1) Shin JW et al., Molecular Mechanisms of Dermal Aging and Antiaging Approaches, Int J Mol Sci, 2019, 20(9):2126. (2) Lahmann C et al., Matrix metalloproteinase-1 and skin ageing in smokers, Lancet, 2001, 357(9260):935-6. (3) Ernster VL et al., Facial wrinkling in men and women, by smoking status, Am J Public Health, 1995, 85(1):78-82. (4) Yamamoto I et al., Collagen synthesis in human skin fibroblasts is stimulated by a stable form of ascorbate, 2-O-alpha-D-glucopyranosyl-L-ascorbic acid, J Nutr, 1992, 122(4):871-7. Taniguchi M et al., Anti-oxidative and anti-aging activities of 2-O-α-glucopyranosyl-L-ascorbic acid on human dermal fibroblasts, Eur J Pharmacol, 2012, 674(2-3):126-31. (5) Schectman G et al., The influence of smoking on vitamin C status in adults, Am J Public Health, 1989, 79(2):158-62. (6) Goel R et al., Influence of Smoking Puff Parameters and Tobacco Varieties on Free Radicals Yields in Cigarette Mainstream Smoke, Chem Res Toxicol, 2018, 31(5):325-31.

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