Introduction
Des apports hydriques insuffisants représentent le 1er facteur de risque de déshydratation : <br /> 3 personnes sur 4 ne consomment pas assez d’eau par jour (moins d’1,5 l)*. <br /> Certaines autres conditions sont connues pour accentuer les pertes en eau et/ou augmenter les besoins, ce qui peut accentuer le risque. Repérer les signes de déshydratation permet d’anticiper en veillant à mieux s’hydrater ou à se réhydrater rapidement.
Bien vieillir : au-delà de l’apparence
La peau, avec l’apparition de rides et le relâchement cutané, est l’organe qui reflète le mieux le vieillissement, car le plus visible. Mais cela touche l’ensemble de l’organisme, des cellules aux organes.C’est ainsi que la digestion est moins performante pouvant mener à quelques désagréments, que les articulations sont moins flexibles voire douloureuses, la force musculaire se réduit et la fatigue s’installe, la mémoire s’étiole, etc.Il existe aussi des signes totalement silencieux, comme la perte de masse osseuse, la rigidification progressive des vaisseaux sanguins ou la fragilisation interne des tissus.
Ces signaux profonds traduisent le vieillissement des cellules : elles travaillent moins efficacement, elles s’oxydent et leur ADN s’endommage, menant à un affaiblissement des organes.Les phénomènes d’oxydation (stress oxydatif), d’inflammation et de glycation constituent ce que l’on appelle le vieillissement cellulaire.Comment accompagner ces mécanismes pour ralentir leur progression, ou du moins, ne pas les accélérer afin de vieillir en bonne santé ?
Pourquoi vieillit-on ?
Nos cellules ont la capacité de se renouveler, ce qui permet aux tissus de se régénérer et se réparer en permanence. Mais pas indéfiniment. Cette limite serait liée aux télomères, des structures situées aux extrémités des chromosomes qui protègent l’ADN. À chaque division, ils se raccourcissent un peu, jusqu’à disparaitre complètement. À ce signal, la cellule entre en sénescence, un état de vieillissement qui conduit à sa perte (1). C’est ainsi que nos cellules ont une durée de vie définie par les télomères.
Comment mieux vieillir ? Si on ne peut rien contre la génétique, on peut en revanche jouer sur l’épigénétique, c’est-à-dire sur notre environnement et nos habitudes de vie qui contribuent à faire vieillir prématurément les cellules : tabagisme, exposition aux UV, pollution, alimentation déséquilibrée, stress, etc.
Comment bien vieillir avec le concours de la micronutrition et ses actifs clés ?
L’alpha-cétoglutarate, un intermédiaire du cycle de Krebs, impliqué dans le métabolisme énergétique cellulaire
Les cellules ont besoin d’énergie pour fonctionner et se renouveler. Elle est fournie par de petites centrales énergétiques appelées mitochondries qui sont présentes à l’intérieur de chaque cellule.Cette énergie est produite sous forme d’ATP (Adénosine Triphosphate) grâce à une série de réactions biochimiques complexes (cycle de Krebs) où l’alpha-cétoglutarate y joue un rôle clé.
En participant à ce processus, l’alpha-cétoglutarate intervient dans les processus métaboliques essentiels à la production d’énergie cellulaire.
Des recherches expérimentales s’intéressent à l’implication de l’alpha-cétoglutarate dans certains mécanismes cellulaires liés au vieillissement.Sur des modèles in vitro et animaux, l’alpha-cétoglutarate a été associé à une réduction du raccourcissement des télomères, ces structures situées aux extrémités des chromosomes qui jouent un rôle dans la division cellulaire, et à une modulation de l’expression de gènes impliqués dans la réparation de l’ADN (2, 3, 4).
L’alpha-cétoglutarate entre dans le cycle de Krebs et contribue ainsi à la production d’énergie sous forme d’ATP (Adénosine Triphosphate).
Des peptides de collagène, fragments de protéines naturellement présents dans les tissus de soutien
Avec l’âge, la production des protéines impliquées dans la structure de l’organisme se réduit, ce qui peut affecter la fermeté de la peau, la force musculaire ainsi que la solidité des os et des articulations.
Si le collagène est la protéine centrale pour la structure de la peau, des articulations, des os ou encore des vaisseaux sanguins, d’autres protéines structurales sont tout aussi indispensables, comme l’élastine pour la peau, les ligaments et les cartilages par exemple, ou la myosine et l’actine pour les muscles.
L’apport d’acides aminés est essentiel pour soutenir la production protéique, mais également de peptides, de collagène notamment, qui sont des fragments de protéines jouant un rôle de signal pour la reconstruction.
La taille de ces peptides est particulièrement importante, car elle détermine leur degré d’absorption. Dans certains cas, il est préférable de privilégier les di et tri-peptides de 0,5 à 3 kDa.
Prévenir le vieillissement cutané, c’est aussi prendre soin des tissus qui soutiennent la peau
Le vieillissement cutané ne concerne pas uniquement la peau en elle-même. Elle repose sur des tissus sous-jacents, comme le muscle et l’os, qui jouent un rôle essentiel dans son maintien et son apparence générale. Or avec l’âge, ces structures profondes évoluent elles aussi. Ainsi, la prévention du vieillissement cutané consiste également à entretenir la vitalité de ces tissus de soutien osseux et musculaire.
La glycine
La glycine est un acide aminé naturellement présent dans l’organisme, où elle intervient dans de nombreux processus biologiques, et notamment dans la synthèse de nombreuses protéines, dont le collagène et l’élastine qui structurent les tissus cutanés, articulaires et osseux.La glycine est l’acide aminé le plus abondant dans la structure du collagène, elle représente environ 1/3 des acides aminés qui le composent. Elle fait partie des éléments étudiés pour mieux comprendre la formation naturelle des protéines structurelles de l’organisme.
La vitamine D
Elle contribue au maintien d’une ossature normale et joue un rôle important dans le fonctionnement des muscles. Elle participe également à l’équilibre du métabolisme du calcium et du phosphore, contribuant ainsi au maintien de la solidité des os et à la prévention des risques de fragilité liés à l’âge.
La vitamine C
Elle intervient comme cofacteur dans certaines réactions biochimiques essentielles à la synthèse du collagène. Elle contribue également à la protection des cellules contre le stress oxydatif grâce à ses propriétés antioxydantes.
La N-Acétyl-D-Glucosamine
La N-Acétyl-D-Glucosamine est une molécule naturellement présente dans l’organisme. Elle appartient à la famille des sucres complexes utilisés par le corps pour fabriquer différents éléments structurels, dont l’acide hyaluronique, une substance bien connue pour son rôle dans la matrice des tissus.L’acide hyaluronique est présent dans de nombreux tissus, où il fait partie de l’environnement autour des cellules. Dans la peau, il contribue à l’organisation de la matrice extracellulaire (5) et dans les articulations, il entre dans la composition du liquide synovial qui agit comme un lubrifiant et un amortisseur (6).Contrairement à l’acide hyaluronique, la N-Acétyl-D-Glucosamine est une molécule de petite taille bien assimilable. Elle est également le facteur limitant à la fabrication d’acide hyaluronique par l’organisme.
Comment bien vieillir ? Ce sujet ne se résume pas seulement au collagène. Si vous souhaitez bien vieillir, c’est l’ensemble des mécanismes cellulaires, énergétiques et structurels qu’il faut soutenir pour préserver durablement santé et vitalité. En agissant en profondeur grâce à des actifs ciblés, il devient possible d’accompagner l’organisme dans un vieillissement plus harmonieux.
Sources :
(1) Hayflick L., « The limited in vitro lifetime of human diploid cell strains », Experimental Cell Research, 37(3):614-36, 1965.
(2) Sandalova E et al., Alpha-ketoglutarate supplementation and BiologicaL agE in middle-aged adults (ABLE)-intervention study protocol, Geroscience, 2023, 45(5):2897-2907.
(3) Zhang Z et al., α-ketoglutarate delays age-related fertility decline in mammals, Aging Cell, 2021, 20(2):e13291.
(4) Tennen RI et al., SIRT6 is required for maintenance of telomere position effect in human cells, Nat Commun, 2011, 2:433.
(5) Masson F, Skin hydration and hyaluronic acid, Ann Dermatol Venereol, 2010, 137 Suppl 1:S23-S25.
(6) Tamer TM, Hyaluronan and synovial joint: function, distribution and healing, Interdiscip Toxicol, 2013, 6(3):111-125.