Introduction
Pendant la grossesse, les besoins de l’organisme évoluent rapidement pour soutenir le développement du fœtus. Parmi eux, l’hydratation joue un rôle central, mais reste souvent sous-évaluée. Volume sanguin, liquide amniotique, métabolisme… Tous ces paramètres dépendent directement des apports hydriques. Comprendre ces mécanismes permet d’adopter des habitudes adaptées et sécurisées.
Résumé en 3 points :
- La grossesse augmente les besoins hydriques (+500 à 700 mL/jour) en raison des adaptations physiologiques.
- L’allaitement accentue encore ces besoins avec une production de lait riche en eau.
- L’équilibre hydrique repose aussi sur les électrolytes et peut être soutenu par la micronutrition.
Grossesse : des besoins hydriques significativement augmentés
La grossesse entraîne des transformations physiologiques majeures qui augmentent les besoins en eau* :
- Le volume sanguin augmente de 40 à 50 %, nécessitant un apport supplémentaire en eau estimé à +300 à +500 mL/jour
- Le liquide amniotique, renouvelé toutes les 3 heures, dépend directement de l’hydratation maternelle.
- Le métabolisme augmente de 15 à 20 %, impliquant environ +200 mL d’eau par jour.
- Jusqu’à 70 % des femmes enceintes présentent des nausées ou vomissements, pouvant accentuer les pertes hydriques :
- 200 à 500 mL d’eau perdus par épisode de vomissement.
- 300 mL par selle lors d’une diarrhée.
Ces troubles digestifs tels que vomissements ou diarrhées entraînent non seulement une perte rapide d’eau, mais également d’électrolytes, rendant l’hydratation encore plus essentielle.
Dans ce contexte, certains signes de déshydratation peuvent apparaître : bouche sèche, fatigue, maux de tête, diminution de la fréquence urinaire ou urines plus concentrées.
En cas de symptômes persistants, un avis médical est recommandé.
Sur le plan physiologique, une hydratation adéquate durant toute la grossesse est essentielle pour accompagner l’augmentation du volume du plasma sanguin, soutenir l’adaptation cardiovasculaire et la thermorégulation maternelle, tout en participant au maintien d’un environnement favorable au développement fœtal (1).
Hydratation et allaitement : une demande hydrique encore accrue
Après l’accouchement, les besoins hydriques ne diminuent pas, bien au contraire. Une femme allaitante produit en moyenne :
- 750 à 1500 mL de lait par jour, composé à environ 87 % d’eau.
- Cela correspond à un besoin supplémentaire estimé à +700 à +1000 mL/jour.
- Le métabolisme reste plus élevé (+5 à 10 %), générant un besoin additionnel d’environ +150 mL/jour.
Une hydratation insuffisante peut altérer le confort maternel (fatigue, maux de tête) et potentiellement influencer la production de lait en cas de déficit prolongé.
Selon les travaux de KS Montgomery publiés dans la revue Journal of Perinatal Education, l’équilibre hydrique fait partie des facteurs favorisant un allaitement optimal, même si la régulation de la lactation reste multifactorielle (2).
Évolution des besoins hydriques et pertes en eau pendant la grossesse et l’allaitement
| Situation physiologique | Augmentation des besoins hydriques | Pertes ou mobilisations spécifiques | Explication |
| Grossesse : augmentation du volume sanguin | +300 à +500 mL/jour | — | L’expansion du volume sanguin (+40 à 50 %) nécessite davantage d’eau pour soutenir la circulation maternelle et les échanges avec le fœtus. |
| Grossesse : augmentation du métabolisme | +200 mL/jour | — | L’élévation du métabolisme (+15 à 20 %) augmente les besoins hydriques liés aux fonctions cellulaires et à la thermorégulation. |
| Grossesse : liquide amniotique | Hydratation continue nécessaire | Renouvellement toutes les 3 heures | Le liquide amniotique dépend directement de l’état d’hydratation maternel. |
| Grossesse : vomissements | Besoins majorés selon pertes | 200 à 500 mL par épisode | Les nausées et vomissements peuvent accentuer rapidement la déshydratation. |
| Grossesse : diarrhée | Besoins majorés selon pertes | 300 mL par selle | Les pertes digestives s’accompagnent aussi d’une perte d’électrolytes. |
| Allaitement : production de lait | +700 à +1000 mL/jour | 750 à 1500 mL de lait/jour | Le lait maternel étant composé à 87 % d’eau, sa production augmente significativement les besoins hydriques. |
| Allaitement : métabolisme élevé | +150 mL/jour | — | Le métabolisme reste augmenté (+5 à 10 %) après l’accouchement, maintenant un besoin hydrique accru. |
Pourquoi boire beaucoup d’eau enceinte ?
Pendant la grossesse et l’allaitement, l’eau ne sert pas uniquement à couvrir les pertes quotidiennes : elle participe directement aux adaptations physiologiques maternelles, au développement fœtal et à la production lactée. Les besoins augmentent progressivement et peuvent être encore majorés en cas de vomissements, diarrhées, chaleur ou activité physique.
Déshydratation : les enfants, particulièrement vulnérables
Les enfants constituent également une population à risque :
- Leur corps contient 70 à 75 % d’eau (contre environ 60 % chez l’adulte).
- Les pertes hydriques sont plus rapides.
- La sensation de soif est moins anticipée et moins exprimée.
En cas de fièvre, de diarrhées ou de vomissements, la déshydratation peut s’installer rapidement en raison de pertes en eau et en électrolytes supérieures à la capacité de réabsorption intestinale.
Dans ces situations, une hydratation adaptée est essentielle, avec des solutions spécifiques recommandées selon les besoins.
Chez l’enfant, les signes de déshydratation peuvent inclure une bouche sèche, une somnolence inhabituelle, une diminution des larmes ou des urines plus rares.
Hydratation et micronutrition : le rôle des électrolytes et acides aminés
Au-delà de l’eau, l’équilibre hydrique repose également sur les électrolytes (sodium, potassium, chlorure) et certains nutriments qui facilitent l’absorption et la rétention hydrique.
Une approche micronutritionnelle peut ainsi contribuer à :
- Maintenir l’équilibre électrolytique
- Favoriser l’absorption intestinale de l’eau
- Compenser les pertes liées à la transpiration, aux vomissements ou diarrhées
- Soutenir le métabolisme énergétique
Les formules apportant minéraux et acides aminés, comme le complément alimentaire AminoLytes, participent à ces mécanismes en soutenant les processus de transport cellulaire et l’équilibre hydrique global.
AminoLytes associe des électrolytes (sodium, potassium, magnésium) et un complexe innovant, AminoAbsorb®, de 3 acides aminés (L-Glutamine, L-Alanine et Glycine), qui au niveau de la paroi intestinale facilite l’absorption de certains électrolytes, notamment le sodium (3).
Ce mécanisme facilite l’hydratation, sans avoir recours au sucre.
Ces trois acides aminés présentent également des intérêts pour la santé.
AminoLytess’utilise en complément d’une alimentation équilibrée, sans se substituer aux solutions de réhydratation orale lorsqu’elles sont indiquées, notamment chez l’enfant.
L’hydratation de la femme enceinte : un pilier simple, mais essentiel
L’hydratation est un levier fondamental tout au long de la grossesse et de l’allaitement. Souvent négligée, elle contribue pourtant à de nombreux processus physiologiques essentiels, tant pour la mère que pour l’enfant.
Boire beaucoup d’eau enceinte et au cours de l’allaitement et si nécessaire soutenir l’hydratation par une approche micronutritionnelle permet d’accompagner ces périodes clés de manière optimale et sécurisée.
* Ces données sont issues de synthèses scientifiques et recommandations nutritionnelles. Elles constituent des ordres de grandeur pouvant varier selon les situations individuelles.
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Sources :
(1) Hofmeyr GJ et al., Maternal hydration for increasing amniotic fluid volume in oligohydramnios and normal amniotic fluid volume, Cochrane Database Syst Rev, 2002, (1):CD000134.
(2) Montgomery KS. Nutrition Column An Update on Water Needs during Pregnancy and Beyond. J Perinat Educ. 2002 Summer;11(3):40-2.
(3) Funnell MP et al., Iterative assessment of a sports rehydration beverage containing a novel amino acid formula on water uptake kinetics, Eur J Nutr, 2024, 63(4):1125-37.