Lorsque le taux de triglycérides dans le sang est trop élevé, on parle d’hypertriglycéridémie. Elle fait partie des anomalies des lipides sanguins ou dyslipidémies, au même titre que l’hypercholestérolémie ou excès de cholestérol sanguin, toutes bien connues pour représenter un important facteur de risque cardiovasculaire.
Pourquoi les triglycérides augmentent ?
L’excès de triglycérides dans le sang est une pathologie fréquente, retrouvée dans 1/3 de la population adulte française.
Cholestérol, comment le réduire ?Le taux de triglycérides peut fortement augmenter, pouvant passer de 1 à 10g par litre de sang. Or dès que l’on dépasse 4g, le risque pour le cœur et le pancréas est important. Avant cela, trop de triglycérides, comme c’est également le cas pour le cholestérol, constitue un facteur de risque cardiovasculaire, car ils peuvent se déposer dans les artères et entraver la circulation sanguine.
Très souvent, en plus des triglycérides élevés, on retrouve un diabète, un foie gras (ou NASH) ou une maladie cardiovasculaire.
Bien souvent, l’excès de triglycérides est difficile à prendre en charge, car elle est très dépendante de la nourriture, mais pas seulement. En effet, l’alimentation n’est pas suffisante à elle seule pour expliquer l’hypertriglycéridémie, et souvent aucune cause précise n’est retrouvée. L’origine d’une hausse des triglycérides est multifactorielle, associant une prédisposition génétique à des comportements favorisants : déséquilibre alimentaire, surpoids, sédentarité, alcool (1).
L’alimentation et le foie sont des sources de triglycérides
Les graisses animales et les huiles végétales sont des sources de triglycérides. Ces derniers sont également fabriqués par le foie à partir des excès de glucides (sucres simples), de protéines et d’alcool.Stockés dans les cellules adipeuses, ils constituent la principale réserve énergétique du corps et jouent un rôle d’isolant thermique et de protection des organes.Ils participent également au transport des acides gras et des vitamines liposolubles dans le sang, et à la synthèse de certaines hormones à partir du cholestérol (cortisol, œstrogènes…).
Une évolution silencieuse des triglycérides : quand s’inquiéter ?
L’excès de triglycérides est longtemps silencieux, d’où l’intérêt des bilans sanguins permettant de les doser, notamment à partir de 45 ans chez les hommes et à la ménopause chez les femmes. Un taux inférieur à 1,5 g/l est considéré comme normal, mais cette valeur dépend des autres facteurs de risque cardiovasculaire en présence (2).
- Triglycérides élevés : supérieurs à 1,5 g/l
- Triglycérides bas : inférieurs à 0,35 g/l
- Triglycérides normaux : 1,5 g/l
Surveiller son hygiène de vie
Pour diminuer le taux de triglycérides, il est important de modifier certaines habitudes alimentaires et comportementales :
- Réduire les sucres simples, notamment le sirop de glucose-fructose, retrouvé dans de nombreux gâteaux industriels, aliments transformés, boissons…
- Limiter les aliments ultra-transformés
- Limiter les charcuteries
- Ralentir la consommation d’alcool.
- Pratiquer une activité physique régulière
- Arrêter de fumer
En cas d’échec après plusieurs mois, un traitement médicamenteux peut également être prescrit par le médecin.
Rôle de la micronutrition
La micronutrition avec les compléments alimentaires peut être utile, en apportant certains micronutriments spécifiques, comme :
- la choline impliquée dans le fonctionnement hépatique et le métabolisme des graisses,
- la cannelle qui, elle, est impliquée dans le maintien d’un taux de glucose normal,
- la taurine qui participe à la production des sels biliaires
- et certains acides aminés tels que la lysine et l’arginine, le curcuma et les oméga-3.
Sources :
(1) Société française d’endocrinologie (SFE), Facteurs de risque cardiovasculaire, prévention. Dyslipidémies, ECN 2021.
(2) Ameli, Trop de cholestérol et/ou de triglycérides dans le sang, février 2024