Introduction
La recette pour perdre du poids pourrait paraître assez simple : il suffirait de diminuer ses apports alimentaires ou d’augmenter ses dépenses énergétiques, l’idéal étant de cumuler les deux. Or, si vous vous dites « je n’arrive pas à maigrir », cela peut s’expliquer par des dysfonctionnements plus ou moins discrets. Nous sommes tous différents et notre organisme réagit à sa façon, de sorte que quelques dysfonctionnements, même très légers, peuvent expliquer pourquoi malgré vos efforts les kilos indésirables persistent. On parle de résistance à la perte de poids ou à l’amaigrissement.
Pourquoi je n’arrive pas à maigrir ? Et si c’était une résistance à l’amaigrissement ?
Passons en revue quelques dérèglements éventuels pour vous aider à identifier ceux qui pourraient vous concerner. Les corriger pourrait augmenter vos chances de réussite dans votre projet minceur personnalisé.
1/ Une résistance à la leptine
La leptine est l’hormone de la satiété. Elle est sécrétée par les cellules graisseuses, proportionnellement à notre masse grasse. Plus ce tissu est important, plus il produit de leptine. Mais pourquoi, alors que cette hormone satiétante serait en plus grande proportion chez les personnes en surpoids, celles-ci ont encore parfois la sensation constante de faim ? Il s’agit d’un dysfonctionnement de la leptine. En effet, lorsque le tissu adipeux devient trop important, une résistance à la leptine se met en place, de sorte que cette hormone n’arrive plus à diminuer l’appétit, elle devient inefficace.
Une faim qui persiste peut donc aussi indiquer un trouble de la leptine.
2/ La résistance à l’insuline
L’insuline est une hormone sécrétée par le pancréas. Elle est hypoglycémiante, ce qui signifie qu’elle diminue le taux de glucose (sucre) dans le sang après chaque prise alimentaire. En effet, elle distribue le glucose sanguin aux cellules qui l’utilisent immédiatement comme source d’énergie ou qui le stockent sous forme de glycogène dans le foie et les muscles.
L’insuline envoie également un message dans le cerveau, dans une région nommée l’hypothalamus, pour diminuer la prise alimentaire.
Lorsque l’insuline remplit mal son rôle, le taux de glucose reste élevé en permanence et la sensation de faim est perturbée.
Si votre faim persiste après les repas, une résistance à l’insuline pourrait être en cause.
3/ Une chute de sérotonine
La baisse des hormones œstrogènes, comme au moment de la ménopause, s’accompagne d’une chute de sérotonine. Ce neurotransmetteur, impliqué dans la régulation de nos humeurs, explique les troubles, comme l’irritabilité, qui peuvent se manifester à ce moment-là.
Des pulsions sucrées , particulièrement en fin d’après-midi, peuvent aussi traduire un manque de sérotonine.
Ces pulsions répondent tout simplement à un besoin physiologique : la nécessité de faciliter le passage du tryptophane dans le cerveau afin de produire davantage de sérotonine. Or ce passage est justement facilité en présence de sucre.
4/ Un trouble des hormones thyroïdiennes
La thyroïde est une petite glande située à la base du cou qui fabrique des hormones thyroïdiennes, impliquées dans la production de chaleur et d’énergie. Elle est sous contrôle de l’hypophyse, elle-même contrôlée par l’hypothalamus, deux régions en interaction dans le cerveau.
En cas d’hypothyroïdie, le fonctionnement de l’organisme ralentit, il dépense moins d’énergie, ce qui peut être une cause de résistance à la perte de poids.
5/ Les troubles intestinaux
La paroi de nos intestins joue un rôle de filtre, en laissant passer sélectivement les nutriments, et de barrière afin d’éviter que des microorganismes ne pénètrent.
Lorsque ses fonctions diminuent, les nutriments sont mal assimilés, tandis que le passage de molécules étrangères peut provoquer des inflammations à l’origine de troubles digestifs.
6/ Le stress
Le cortisol, ou hormone du stress, est produit par les glandes surrénales (deux petites glandes situées au-dessus des reins) en réponse à une situation stressante. Stimulant, il nous maintient en éveil, en état d’alerte. Mais en excès permanent, il modifie notre stock de masse grasse, notamment au niveau de l’abdomen, et affecte le contrôle de l’appétit : on parle de kilos émotionnels ou de faim psychologique qui vise à compenser nos émotions négatives avec des aliments réconfort.
Le stress chronique affecte également l’action de certains neurotransmetteurs dans le cerveau, comme la sérotonine (produite à partir du tryptophane) impliquée dans le bien-être, l’adrénaline et la noradrénaline (produites à partir de la tyrosine), qui exercent un rôle sur la satiété et donc sur le poids via leur action sur les émotions et la gestion de l’humeur.
7/ Le foie
Un foie surchargé par une alimentation inappropriée, excessive ou riche en produits ultra transformés peut représenter une résistance à la perte de poids. En effet, le foie a un rôle de filtre, de stockage et d’épuration. Il intervient notamment dans la digestion et le stockage des graisses excédentaires, avec pour conséquence une accumulation de toxines et autres déchets qui l’épuise. Soutenir la détoxication permet au foie de mieux fonctionner et d’accélérer le métabolisme, ce qui est favorable à un retour à un poids de forme.
A noter
Une résistance à l’amaigrissement peut être liée à divers dérèglements métaboliques, impliquant une résistance à leptine (hormone de la satiété), à l’insuline, une chute de sérotonine, des troubles thyroïdiens, intestinaux, un foie surchargé, le stress ou encore un déficit en micronutriments. Certains produits transformés contiennent des traces de lactose cachées (sauces, charcuteries, pâtisseries, chocolats…) qui peuvent aussi contribuer à ces symptômes (4). Une consommation limitée de produits laitiers peut réduire les apports en calcium, un minéral essentiel au maintien d’une ossature normale. Il est alors important de veiller à un apport suffisant via d’autres sources alimentaires.
8/ Je n’arrive pas à maigrir : Et si c’était un déficit en micronutriments ?
Particulièrement à la suite de régimes amaigrissants, certains déficits en micronutriments peuvent s’installer et contribuer à la résistance à la perte de poids. C’est le cas par exemple d’une déficience en fer et en iode, deux minéraux impliqués dans le fonctionnement de la glande thyroïde, ou encore du chrome, un oligoélément qui facilite l’action de l’insuline.
En effet, les micronutriments, comme les vitamines, les minéraux et les oligoéléments, jouent des rôles de facteurs nécessaires à la plupart des réactions biochimiques qui se déroulent dans notre corps. D’où l’intérêt de veiller à des apports quotidiens suffisants pour optimiser les fonctions de votre organisme.
A noter
Résistance à l’amaigrissement : signes et causes potentielles.
Particulièrement si vous vous dites je n’arrive pas à maigrir, le rééquilibrage alimentaire est essentiel. Il est nécessaire de le coupler à la pratique d’une activité physique modérée régulière.
Enfin, si vous vous posez cette question « Pourquoi je n’arrive pas à maigrir ? », parlez-en à votre médecin pour un bilan, affiner les solutions, les personnaliser et trouver du soutien. Même dans le cadre d’un programme minceur, il est important de se faire suivre par un médecin, pour identifier et corriger les causes d’une résistance à l’amaigrissement, mais aussi pour un accompagnement et une prise en charge santé globale. Le professionnel de santé peut aussi parfois orienter vers un spécialiste, comme un psychologue en cas de stress important ou un nutritionniste pour un rééquilibrage alimentaire.
Pour vous aider, nous vous proposons un programme minceur personnalisé en 3 étapes pour :
- préparer votre organisme,
- apprendre à rééquilibrer votre alimentation
- optimiser le fonctionnement de votre organisme.
Votre programme Minceur :
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Sources :
(1) Gruzdeva O et al., Leptin resistance: underlying mechanisms and diagnosis, Diabetes Metab Syndr Obes, 2019, 12:191-8.
(2) Cui H et al., The cellular and molecular bases of leptin and ghrelin resistance in obesity, Nat Rev Endocrinol, 2017, 13(6):338-51.
(3) Milstein JL et al., The brain as an insulin-sensitive metabolic organ, Mol Metab, 2021, 52:101234.
(4) van Galen KA et al., Serotonin, food intake, and obesity, Obes Rev, 2021, 22(7):e13210.