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Édulcorant : bon ou mauvais pour la santé ?

L’usage des édulcorants s’est largement répandu comme alternative au sucre. Ces substituts permettent d’apporter un goût sucré sans les calories du saccharose, le sucre de table. Ils séduisent ainsi de nombreux consommateurs soucieux de leur santé et de leur poids. Sont-ils réellement sans impact sur l’organisme ? Entre édulcorants naturels et artificiels, bénéfices et controverses, il est parfois difficile de s’y retrouver.
L’objectif n’est pas de bannir le sucre, mais de se déshabituer progressivement du goût sucré afin d’éviter les excès, tout en gardant le plaisir des saveurs sucrées.

Résumé en 4 points :

1. Les édulcorants remplacent le sucre avec très peu d’apport calorique, mais leur impact sur le métabolisme reste débattu.

2. Ils peuvent aider à limiter les excès de sucre, à condition de les utiliser de façon raisonnée dans une démarche d’équilibre alimentaire.

3. L’objectif à long terme est de rééduquer le goût sucré pour retrouver la saveur naturelle des aliments.

4. Dans les compléments alimentaires, les édulcorants améliorent la palatabilité des formules, facilitant leur consommation. Utilisés en faibles quantités conformes aux doses journalières admissibles fixées par les autorités, ils garantissent la sécurité d’usage.

 

Qu’est-ce qu’un édulcorant ? Définition

Les édulcorants sont des substances au pouvoir sucrant intense, souvent plusieurs dizaines à plusieurs centaines de fois supérieures à celui du sucre de table (saccharose). Ils permettent d’obtenir une saveur sucrée avec très peu de calories. Ils ont un impact très limité sur la glycémie (taux de glucose dans le sang) (6).

 

Liste des édulcorants : deux grandes familles

  • Les édulcorants naturels : stévia (glycosides de stéviol), xylitol, érythritol, sorbitol, maltitol ou encore le thaumatin, extraits de plantes, de fruits ou produits par fermentation naturelle.
  • Les édulcorants de synthèse (obtenus par transformation chimique) : aspartame, acésulfame-K, sucralose, saccharine, cyclamate ou néotame.

Tous ont une dose journalière admissible (DJA) fixée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), garantissant une consommation sûre dans le cadre d’une alimentation équilibrée (1).

 Le saviez-vous ? Le sucre de table est le saccharose

Il est composé de 2 molécules : 1 glucose et 1 fructose.

Il est issu de la canne à sucre et de la betterave à sucre.

C’est le sucre de référence pour indiquer le pouvoir sucrant des autres sucres et édulcorants intenses.

 

Sucre Pouvoir sucrant
Saccharose 1 (la référence)
Fructose 1,5
Glucose 0,7
Lactose 0,3
Aspartame (édulcorant) 200

Comment utilise-t-on les édulcorants ou substituts du sucre ? 

Ils sont utilisés comme additifs alimentaires pour apporter un goût sucré à divers produits comme les boissons non alcoolisées, les desserts, les produits laitiers, les confiseries, les chewing-gums, ainsi que de nombreux aliments hypocaloriques ou destinés au contrôle du poids.

Certains édulcorants sont ajoutés directement par le consommateur, par exemple pour sucrer un café ou un yaourt, tandis que d’autres sont incorporés par les industriels lors de la fabrication, afin de réduire la teneur en sucres ajoutés tout en conservant la saveur sucrée recherchée.

 

Édulcorants : danger ou bienfaits ?

Une aide pour réduire les sucres simples

Les édulcorants peuvent être utiles pour diminuer la consommation de sucres ajoutés, notamment chez les personnes cherchant à mieux gérer leur équilibre alimentaire ou ayant des pulsions alimentaires. En remplaçant le sucre par une quantité minime d’édulcorant, on limite l’apport calorique tout en préservant le goût sucré.

Un effet trompeur sur le comportement alimentaire

Certaines études suggèrent qu’ils peuvent maintenir, voire renforcer l’appétence pour le sucré. Le cerveau associe le goût sucré à une récompense : même avec des quantités infimes de calories, cette stimulation peut entretenir le besoin de sucré.

C’est pourquoi les édulcorants doivent être perçus comme une aide transitoire, et non une solution permanente.

Le sucre est-il addictif ?

Il participe au circuit cérébral de la récompense, en augmentant en particulier la sécrétion de dopamine, hormone site de l’addiction. Ainsi plus on mange de sucre, plus on sécrète de la dopamine et plus on éprouve du plaisir. Mais les effets sont passagers, de sorte qu’il faut recommencer encore et encore pour obtenir ces doses de plaisir.

    Un impact potentiel sur l’équilibre métabolique global

    Les effets des édulcorants sur la glycémie, le microbiote intestinal ou la régulation de l’appétit sont souvent contradictoires et encore à l’étude.
    Certaines recherches, comme celles de Suez et collaborateurs publiée en 2022 (2), montrent des interactions possibles entre édulcorants et microbiote, mais ces effets dépendent fortement de la dose, du type d’édulcorant et de la variabilité individuelle. L’essentiel reste la modération et la diversité alimentaire. 

     Comment consommer les édulcorants de manière responsable

    L’objectif n’est pas d’opposer sucre et édulcorants, mais de réapprendre à consommer sucré autrement.

    1. Privilégier la modération et la variété 

    Édulcorants naturels, sirops, fruits, miel ou sucre de coco peuvent s’intégrer ponctuellement en quantité raisonnable dans une alimentation saine, mais le plaisir sucré doit rester un plaisir occasionnel.

    2. Tenir compte de sa tolérance et du microbiote

    Certaines personnes sont plus sensibles aux polyols (xylitol, érythritol) fermentés par le microbiote intestinal et peuvent ressentir des inconforts digestifs en cas d’excès. D’autres tolèrent bien ces alternatives. Écouter son corps est essentiel.

    3. Privilégier la qualité plutôt que la promesse “zéro”

    Les produits light ou “sans sucre” peuvent contenir de nombreux additifs ou matières grasses ajoutées. Ils ne sont donc pas intéressants d’un point de vue nutritionnel.

    La clé n’est pas d’exclure le sucre ou les édulcorants, mais de rééduquer progressivement le goût sucré et de retrouver la stabilité métabolique.

    Du sucre aux édulcorants

    Evolution des réponses sensorielles et métaboliques lors de la transition du sucre aux édulcorants : réduction des pics glycémiques et de la dopamine, maintien du plaisir sans calorie, et rééducation du goût sucré pour stabiliser le métabolisme et réduire l’appétence au sucre.

    Que penser des produits zéro, light ou allégés en sucre ? 

    Ils apportent moins de sucre, voire pas du tout, et sont moins caloriques, mais :

    • Ils peuvent pousser à en consommer plus.
    • Ils entretiennent le goût pour le sucré.
    • La quantité moindre en sucre est remplacée par d’autres ingrédients comme des additifs, des épaississants, des édulcorants de synthèse ou des matières grasses. Selon leur composition, ces alternatives peuvent influencer la digestion ou la densité énergétique du produit, ce qui mérite une lecture attentive de l’étiquetage nutritionnel.

    Le plus important : se déshabituer du sucre

    Ces alternatives aident à réduire les apports en sucre, mais ne doivent pas entretenir la dépendance au goût sucré.

    L’objectif est d’éduquer progressivement les papilles :

    • Utiliser les alternatives en quantité modérée.
    • Diminuer la dose de sucrant dans les recettes au fil du temps.
    • Privilégier les produits bruts et peu transformés.

    Que penser de l’édulcorant sucralose ? 

    Le sucralose est un édulcorant intense dont le pouvoir sucrant est environ 600 fois supérieur à celui du saccharose (E955). Bien que 1g de sucralose contienne près de 3kcal, son usage en très faible quantité (mg) rend son apport calorique négligeable.

    Il est principalement excrété inchangé par l’organisme, sans accumulation donc ni effets toxiques observés. Il n’est en effet pas reconnu par les enzymes digestives, donc peu métabolisé et ne s’accumule pas dans les graisses, car rapidement éliminé après ingestion par les urines et les selles (3, 4).

    Des polémiques subsistent autour d’effets potentiels cancérogènes, immunitaires et sur le microbiote.

    Mais les effets chez l’homme à doses usuelles restent non démontrés.

    L’EFSA maintient sa position quant à la sécurité du sucralose dans des conditions normales de consommation alimentaire (5). Le consensus scientifique actuel reste que le sucralose, consommé dans les limites recommandées, ne présente pas de risque avéré.

    Utilisation des édulcorants dans les compléments alimentaires

    Les édulcorants sont parfois utilisés dans les compléments alimentaires pour apporter une saveur sucrée mais avec très peu de calories. Ils contribuent à améliorer la palatabilité des formules, facilitant ainsi leur consommation, notamment dans les domaines des compléments à visée nutritionnelle, sportive, infantile ou avec des galéniques plus attrayantes.

    Leur pouvoir sucrant intense permet d’en utiliser de très faibles quantités, respectant ainsi les doses journalières admissibles (DJA) fixées par les autorités sanitaires comme l’EFSA. Ces limites garantissent la sécurité d’usage des édulcorants dans les compléments alimentaires, en évitant tout risque toxique.

    Leur usage s’inscrit ici dans une stratégie d’équilibre nutritionnel et d’amélioration de l’acceptabilité organoleptique, sans compromettre la sécurité ou la qualité nutritionnelle globale.

    Chez NHCO, la plupart de nos compléments alimentaires ne contiennent pas de sucre et seulement des quantités infimes de calories. Cependant, certaines exceptions existent en raison de leur forme galénique (comprimé, poudre à diluer, liquide), nécessitant d’utiliser du sucre ou des édulcorants pour travailler le goût, la texture, la miscibilité ou la préservation des actifs (probiotiques). Mais les quantités de sucre ou édulcorants ajoutées sont si minimes qu’elles sont insuffisantes pour entrainer une prise de poids ou un risque pour la santé.

    Pour en savoir plus : Comment et quand prendre des compléments alimentaires ?

      En conclusion, les édulcorants ne sont pas des alliés miracles. Utilisés avec discernement et dans le cadre d’une alimentation saine, ils peuvent aider à réduire la consommation de sucre, tout en préservant le plaisir du goût sucré.

      Le sucralose et d’autres édulcorants courants sont considérés comme sûrs par l’EFSA aux doses recommandées.
      Mais la véritable clé du bien-être métabolique reste l’équilibre : écouter son corps, privilégier la qualité et redécouvrir le plaisir naturel des saveurs moins sucrées.

        Tableau comparatif des édulcorants : propriétés physico-chimiques et usages (1) 

         

         

         

        Produit Pouvoir sucrant (vs saccharose = 1) IG Calories / 100 g Avantages Utilisations
        Sucre de table Saccharose 1 65 400 Goût sucré universel, facilement disponible Cuisine, pâtisserie, boissons
        Édulcorants naturels Stévia 200–300 0 0 Naturelle, sans calorie, sans impact glycémique Boissons, desserts, yaourts
        Xylitol 1 7–12 240 IG très bas, bénéfice bucco-dentaire Chewing-gums, desserts
        Érythritol 0,7 0 20 Faible calorie, goût neutre, non cariogène Pâtisseries, boissons allégées
        Sorbitol 0,5–0,6 9 260 Pouvoir sucrant modéré, hygroscopique Confiseries, chocolats
        Maltitol 0,8–0,9 35 210 Goût proche du sucre, faible effet glycémique Confiseries, biscuits allégés
        Thaumatin 2000–3000 0 0 Pouvoir sucrant très élevé, naturel Boissons, denrées aromatisées
        Édulcorants de synthèse Aspartame 150–200 0 4 Très sucré, faible calorie Boissons light, édulcorants de table
        Acésulfame-K 200 0 0 Stabilité à la cuisson Boissons, pâtisseries
        Sucralose 600 0 0 Très puissant, stable sous chaleur Produits cuits, boissons
        Saccharine 300–500 0 0 Puissant, longue durée de conservation Confiseries, boissons
        Cyclamate 30–50 0 0 Puissance modérée, souvent en mélange Boissons gazeuses
        Néotame ~7000 0 0 Très puissant, faible dose Produits faibles calories

        Sources :

        (1) EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments, Édulcorant, mise à jour juillet 2025, https://www.efsa.europa.eu/fr/topics/topic/sweeteners.

        (2) Suez J et al., Personalized microbiome-driven effects of non-nutritive sweeteners on human glucose tolerance, Cell, 2022, 185(18):3307-28.

        (3) Roberts A et al., Sucralose metabolism and pharmacokinetics in man, Food Chem Toxicol, 2000, 38:31‑41.

        (4) Magnuson BA et al., Critical review of the current literature on the safety of sucralose, Food Chem Toxicol, 2017, 106:324‑55.

        (5) EFSA, Statement on the validity of the conclusions of a mouse carcinogenicity study on sucralose (E 955) performed by the Ramazzini Institute, 8 mai 2017, https://www.efsa.europa.eu/en/efsajournal/pub/4784 ; EFSA, State of play: the reevaluation of sweeteners, mars 2024, https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/2024-03/02a-state-of-play-lessons-learnt-from-re-evaluation-sweeteners.pdf.

        (6) https://www.sweeteners.org/fr/le-sucralose-na-pas-deffets-nefastes-sur-le-metabolisme-du-glucose/

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