Introduction
On pense tout de suite aux éternuements à répétition qui surviennent au printemps avec l’arrivée des pollens en lien avec l’éclosion florale printanière. Mais ces désagréments peuvent survenir à d’autres périodes de l’année et être déclenchés par toutes sortes d’allergènes d’origines très différentes… C’est ainsi que l’on peut faire une rhinite à n’importe quelle saison, tout dépend de la sensibilité de chacun.
Résumé en 3 points
- Une réaction allergique nécessite une première étape dite de sensibilisation : la première exposition à l’allergène (pollen, acarien, moisissure…) est généralement sans conséquence, mais à partir de la deuxième rencontre, la réaction apparaît très vite, en quelques minutes à quelques heures.
- Cette réaction excessive du système immunitaire entraîne la libération d’histamine et provoque des symptômes caractéristiques : nez bouché, éternuements, yeux larmoyants, toux, démangeaisons, etc. Ces signes surviennent non seulement lors d’allergies au pollen, mais aussi avec d’autres allergènes comme les acariens ou les moisissures.
- Selon la saison et l’exposition, différents allergènes prédominent : les pollens sont plus fréquents au printemps et en été, mais acariens et moisissures augmentent en automne et hiver (humidité, chaleur intérieure), tandis que les poils d’animaux peuvent déclencher des allergies à tout moment de l’année.
Une réaction allergique passe par une étape de sensibilisation
En cas d’allergie, la première rencontre avec les pollens, les acariens ou les moisissures est sans conséquence. On parle d’étape de sensibilisation. Ce n’est qu’à partir de la deuxième rencontre que les désagréments surviennent. La réaction est alors quasi-immédiate, pouvant se mettre en place en quelques minutes à 2-3 heures.
Actibron
Gênes respiratoires Encombrements Gorge bronches et poumons
Allergies (pollen, acariens, moisissures …) : symptômes à identifier
Lors de cette réaction allergique, le système immunitaire réagit de manière excessive à l’allergène déjà reconnu.
Cette réponse entraîne la libération d’histamine et d’autres médiateurs inflammatoires responsables des symptômes typiques :
- nez qui coule ou nez bouché,
- éternuements à répétition,
- yeux larmoyants,
- toux sèche,
- sensation de gorge irritée,
- mais aussi démangeaisons au niveau du nez, des yeux ou de la bouche.
Certaines personnes présentent également des manifestations cutanées, comme une peau qui gratte ou des rougeurs localisées. Ces signes sont caractéristiques de l’allergie aux pollens, mais peuvent aussi survenir en cas de réaction à d’autres allergènes (acariens, moisissures, poils d’animaux, etc.).
Parmi les symptômes typiques de l’allergie respiratoire : nez qui coule, éternuements répétés, toux sèche, démangeaisons (nez, yeux, bouche), yeux larmoyants, rouges ou irrités, manifestations cutanées (peau qui gratte, rougeurs).
À chaque allergène sa saison
Les pollens sont les allergènes respiratoires les plus connus, mais on peut aussi être allergique aux acariens, aux blattes, aux poils d’animaux et aux moisissures. Or tous ne se développent pas à la même saison.
Combien de temps dure l’allergie au pollen ?
De façon caricaturale, les allergies aux pollens sont plus fréquentes au printemps, en relation avec l’éclosion des fleurs, tandis que les autres rhinites surviennent plus volontiers à l’automne et en hiver, lorsque les acariens et les moisissures se multiplient dans l’humidité et la chaleur de nos foyers. Quant aux poils d’animaux, c’est quasiment toute l’année, excepté en été quand tout le monde passe ses journées en extérieur.
On retiendra qu’on peut faire une rhinite allergique à toute période de l’année.
Les allergies au pollen … Ce n’est pas qu’au printemps !
Certes, les pollens sont plus fréquents au printemps, avec l’éclosion des fleurs. Mais les herbes sauvages et les arbres produisent aussi de grandes quantités de pollens, parfois très tôt dans la saison, et parfois très tardivement. Enfin, les saisons des pollens varient aussi selon la météo et les régions. C’est ainsi que dans le Sud de la France par exemple, les cyprès peuvent chatouiller le nez des personnes sensibles dès le mois de février, tandis qu’en région Rhône-Alpes l’ambroisie sévit tardivement, jusqu’en septembre…
A savoir
Le changement climatique a également un effet sur certains pollens : précocité de la date de début de pollinisation, hausse de la quantité de pollens, prolifération de certaines espèces du sud vers le nord, etc.* Le dérèglement climatique entraîne ainsi un allongement de la saison pollinique : elle commence plus tôt au printemps et se prolonge plus tard en automne, ce qui étire la durée d’exposition aux pollens allergènes. Cela prolonge aussi la période des symptômes d’allergie, parfois au-delà de l’automne, touchant ainsi plus longtemps les personnes allergiques.
* Ministère de la Santé, Effet des pollens sur la santé, miss à jour octobre 2025.
Les allergies croisées, ça existe !
Dans le cas d’une allergie croisée, une personne allergique à un allergène donné peut faire une réaction à un autre allergène de structure proche. Mais dans ces conditions, la réaction a lieu dès la première rencontre, il n’y a pas d’étape de sensibilisation. Ces allergies croisées sont particulièrement fréquentes entre pollens et aliments. Par exemple, les personnes allergiques aux bouleaux sont souvent aussi allergiques aux aliments du groupe des Rosacées (pommes, pêches, cerises, abricots).
Peut-on vraiment être allergiques aux acariens ?
Les acariens sont des organismes microscopiques qui vivent dans les endroits chauds et humides, comme les oreillers, matelas, tapis et les peluches des enfants, où ils se nourrissent de peaux mortes, de débris d’ongle et de poils. Nous ne sommes pas directement allergiques à ces petits animaux, mais plus précisément aux protéines qui sont présentes dans leurs déjections. De la même façon, nous ne sommes pas à proprement parler allergiques aux poils d’animaux, mais à des protéines allergisantes déposées sur les poils lorsque l’animal se lèche.
Allergies (pollen, acariens, moisissures …) : que faire ?
Les conseils suivants sont valables pour une grande majorité d’allergènes :
- Réalisez les travaux nécessaires pour stopper l’humidité et avec elle la prolifération des blattes et des moisissures.
- Dépoussiérez très régulièrement et idéalement séparez-vous des tapis, rideaux et autres tentures.
- Éliminez les autres nids à poussière en faisant le vide ou en rangeant les objets et bibelots, y compris les livres et magazines.
- Changez vos draps tous les 10 jours.
- Évitez de polluer votre intérieur avec des produits ménagers chimiques.
- N’utilisez pas d’encens ni de parfum de synthèse à pulvériser.
- Pas de tabagisme chez vous.
En période de pollinisation :
- Aérez en grand tous les jours, tôt le matin ou tard le soir. En revanche fermez les fenêtres en milieu de journée lorsque les pollens sont les plus présents.
- Confiez la tonte du gazon à quelqu’un d’autre.
- Évitez les promenades champêtres.
- Ne faites pas sécher votre linge à l’extérieur.
- Lavez vos cheveux avant de vous coucher.
- N’attendez pas les premiers symptômes pour prendre votre traitement : anticipez !
généraux et en période de pollinisation
Le conseil NHCO
Abonnez-vous aux Alertes Polliniques sur le site du RNSA (Bulletin d’alerte — Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique — RNSA (pollens.fr)) pour recevoir chaque semaine les prévisions du risque allergique des départements de votre choix (lieu de résidence ou de séjour) et maîtriser au mieux votre allergie au pollen.