L’allergie au soleil désigne plusieurs formes de réactions cutanées provoquées par l’exposition aux UV. La lucite estivale est la plus courante. Elle touche chaque année 10 à 20% de la population dès les premiers beaux jours. Bénigne, elle a cependant tendance à réapparaitre chaque été si la peau reste sensible aux rayons UV.
Résumé en 3 points :
• La lucite estivale est la forme la plus fréquente d’allergie au soleil : elle touche surtout les jeunes femmes et apparait une douzaine d’heures après les premières expositions aux UV, provoquant des boutons rouges et des démangeaisons sur le décolleté, les bras et le haut du dos.
• Cette réaction est bénigne et disparaît spontanément en quelques jours si l’on évite le soleil, mais elle peut gâcher le début de l’été et récidiver chaque année.
• Les principaux facteurs de risque sont une prédisposition génétique, une peau claire et des expositions solaires rares ou soudaines sans protection.
La lucite solaire ou estivale, une allergie au soleil
Combien de temps dure une allergie au soleil ?
Elle touche le plus souvent des femmes jeunes en raison d’une combinaison de facteurs hormonaux, génétiques, du type de peau et des comportements d’exposition au soleil. Elle survient le plus souvent une douzaine d’heures après la première ou deuxième exposition aux UV de la saison estivale. Elle peut durer jusqu’à une quinzaine de jours.
Quelles zones sont touchées par l’allergie au soleil : visage ou corps ?
Elle se manifeste par une éruption cutanée, principalement sur le décolleté, les bras et le haut du dos, parfois aussi sur les jambes et rarement sur le visage. Les petits boutons qui apparaissent sont rouges et s’accompagnent de démangeaisons, dont l’intensité diminue progressivement de façon spontanée, le temps que la peau s’habitue au soleil.
Mais durant cette période d’environ une semaine, pas question de poursuivre les expositions, de sorte que la lucite estivale puisse gâcher le début de la belle saison. Elle a aussi tendance à récidiver d’une année sur l’autre.
Qu’est-ce que la lucite ?
Cette allergie cutanée est bénigne.
On parle de photosensibilité ou d’hypersensibilité au soleil. Son origine reste inconnue. Elle pourrait être due à une réponse anormale du système immunitaire aux UVA.
Parmi les facteurs de risque :
- Une prédisposition génétique
- Une peau claire
- De rares expositions aux UV ou soudainement intenses sans préparer sa peau au soleil et sans protection solaire
Allergie au soleil : que faire ?
- Demander conseil à son pharmacien, lequel pourra recommander de l’aloe vera et une crème corticostéroïde ou antihistaminique pour soulager les démangeaisons.
- Ne plus exposer sa peau au soleil, rester à l’ombre.
- Appliquer des compresses froides pour apaiser.
- Hydrater sa peau avec un produit doux, non parfumé et non-photosensibilisant.
Comment éviter la lucite estivale ?
- Avant chaque exposition au soleil, appliquer une protection solaire adaptée au type de peau et ayant un indice SPF de 30 minimum.
- Renouveler les applications très régulièrement, toutes les 2 heures, et après la baignade, en cas de frottements sur la serviette ou les vêtements.
- Veiller à utiliser une quantité adaptée : 1 cuillère à café pour le visage, le cou et le décolleté ; 3 cuillères à soupe pour le reste du corps.
- Débuter les expositions très progressivement et jamais de façon excessive.
- Ne pas s’exposer aux heures les plus chaudes (entre 12 et 16 heures).
- Porter des vêtements couvrants : chapeau à bords larges, manches longues (et lunettes de soleil).
- Se méfier des ciels nuageux, lesquels laissent passer une partie des UV sans la sensation de chaleur. Se fier à l’index solaire du jour de la météo.
- En cas de prise de médicaments, demander l’avis d’un professionnel de santé, car certains sensibilisent la peau au soleil.
- Renforcer la pigmentation de sa peau en consommant des aliments riches en caroténoïdes (carottes, tomates, abricots, melon, poivrons…) ou à l’aide de compléments alimentaires solaires spécifiques. Privilégier ceux qui apportent également des antioxydants protecteurs des cellules cutanées.
Quels sont les autres types d’allergie au soleil ?
Elles diffèrent par leur mécanisme, leur délai d’apparition et leur gravité, mais toutes nécessitent une protection solaire et un suivi adapté par un professionnel de santé.
- L’urticaire solaire est une réaction immédiate, dès les premières minutes d’exposition au soleil. Il se manifeste par l’apparition de plaques rouges, de démangeaisons intenses et de gonflements, ressemblant à des piqures d’ortie. Il est parfois accompagné de maux de tête.
- La lucite polymorphe se manifeste généralement 30 minutes à une heure après l’exposition. Elle s’accompagne de lésions cutanées multiples : rougeurs, plaques, boutons, vésicules… et de démangeaisons.
- La photosensibilisation est une réaction cutanée provoquée par la prise de certains médicaments ou l’application sur la peau de produits chimiques (parfum, certaines plantes : citron, figuier…), qui rendent la peau plus sensible aux UV. Elle entraine des rougeurs, brulures ou éruption ressemblant à un coup de soleil.
- La dermatose actinique chronique est une forme rare d’allergie au soleil, caractérisée par l’apparition, généralement plusieurs heures après l’exposition au soleil, de lésions pigmentées, épaisses et parfois ulcéreuses.
La lucite estivale est l’allergie au soleil la plus courante
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Sources :
Société française de dermatologie, Lucite.
Le manuel MSD, Réactions de photosensibilité.