Introduction

L’allergie est un dysfonctionnement de notre système immunitaire. Il s’attaque à des substances normalement inoffensives, comme les pollens, les poussières ou certains aliments, que l’on appelle alors des allergènes. Cette activité soudaine exagérée de nos défenses déclenche des symptômes très divers qui dépendent de l’allergène en cause.
On distingue ainsi classiquement les allergies respiratoires, avec notamment la rhinite allergique ou rhume des foins, les allergies cutanées et alimentaires, et bien d’autres encore. Enfin, il existe aussi des allergies croisées.

Résumé :

  1. Une allergie croisée survient lorsque le système immunitaire réagit à un allergène proche d’un autre allergène déjà connu, provoquant une réaction même sans sensibilisation préalable.
  2. Ces allergies croisées sont fréquentes, notamment entre pollens et aliments (par exemple : allergie au pollen de bouleau et pomme, cerise, pêche, abricot, et entre latex et banane, avocat, kiwi, châtaigne…).
  3. L’identification des allergènes responsables via des tests médicaux permet de mettre en place un suivi adapté, comprenant des mesures d’éviction ou parfois une désensibilisation, pour limiter les réactions croisées.

Quand l’immunité s’emballe

Notre système immunitaire nous confère une formidable protection contre tous les corps étrangers, ce qui nous permet de nous défendre par exemple contre les virus et les bactéries. Il produit des anticorps appelés immunoglobulines qui circulent dans tout notre corps, prêts à intervenir. Dès qu’il rencontre un intrus, il s’active et produit des médiateurs chimiques comme l’histamine, ce qui déclenche une réaction inflammatoire.

Dans le cas des allergènes, il y a toujours un premier contact sans conséquence : c’est la sensibilisation. Ce n’est qu’à partir de la deuxième rencontre que l’allergène provoque la réaction allergique, comme si les cellules immunitaires devaient au préalable apprendre à considérer cet agent comme un intrus.

Le saviez-vous ?

Plus de 400 allergènes ont été recensés.
20% de la population souffre d’allergie.
14% des professionnels de santé sont allergiques au latex.

Les différents types d’allergies immédiates

L’allergie aérienne (respiratoire)

Allergènes : pollens, acariens, blattes, poils d’animaux, plumes, moisissures, latex…

L’allergie alimentaire

Allergènes : on peut être allergique à tous les aliments, mais certains sont plus souvent incriminés comme l’œuf (le blanc d’œuf chez l’enfant), l’arachide (cacahuète), le lait de vache, les aliments du groupe rosacés (pommes, cerises, pêches, abricots), du groupe latex (avocats, bananes, châtaignes, kiwis), du groupe ombellifères (carottes, céleri, aneth, coriandre, fenouil, anis, persil), les fruits à coque (noix, amandes, noix de pécan), les légumineuses (soja, pois, haricots, lentilles, fèves), le poisson, les céréales (1).

L’allergie médicamenteuse

Allergènes : antibiotiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, myorelaxants…

L’allergie au venin

Allergènes : venins de serpent, venins d’hyménoptères inoculés en cas de piqure d’abeilles, guêpes, frelons ou bourdons.

L’allergie cutanée, une allergie retardée

Le mécanisme de l’allergie retardée est différent de celui de l’allergie immédiate (2). Il ne passe pas par la production d’immunoglobulines, mais par l’activation des lymphocytes T.

L’allergie retardée survient sans terrain génétique, principalement sur la peau, avec des symptômes qui se manifestent dans les 48 heures après le contact avec l’allergène.

Allergènes : parfums, cosmétiques, pigments de tatouage, henné noir, bijoux en nickel, accessoires métalliques vestimentaires (boutons, fermetures éclair), montures de lunettes, latex (gants, préservatifs, matériel médical), médicaments à application cutanée, produits ménagers…

Quels allergènes présentent une réaction croisée ?

La liste des allergies croisées

Dans le cas d’une allergie croisée, une personne allergique à un allergène donné peut faire une réaction allergique à un autre allergène de structure proche, dès la première rencontre avec celui-ci, c’est-à-dire sans qu’une période de sensibilisation soit nécessaire au préalable comme dans le cas de l’allergie « simple ».

Ces allergies croisées sont fréquentes, surtout entre pollens et aliments (les allergiques aux pollens ont 3 fois plus d’allergies alimentaires), et entre latex et aliments. Ainsi, les personnes allergiques aux bouleaux sont souvent allergiques aux aliments du groupe rosacés (pommes, pêches, cerises, abricots). D’autres personnes allergiques aux graminées le sont aussi souvent à la tomate. Quant aux allergiques aux pollens de composées (armoise, ambroisie), ils sont plus susceptibles de déclencher une allergie au céleri et aux épices.

Les personnes allergiques au latex sont aussi souvent sensibles à la banane, l’avocat, le kiwi et la châtaigne. Mais c’est également le cas avec de nombreux autres aliments : papaye, ananas, arachide, melon, tomate, céleri, fruit de la passion, seigle, citron, abricot, sarrasin, laitue, etc.

Zoom sur les allergies alimentaires croisées

Les allergies croisées entre aliments sont elles aussi fréquentes, notamment entre les laits de différents mammifères (vache, jument, ânesse) ou entre les viandes de divers animaux.

L’arachide enfin peut entrainer des réactions croisées avec les légumineuses (pois, soja, fèves, haricots, lentilles, lupin) et les oléagineux (noisette, noix, pistache, pignon, noix de cajou, noix du Brésil).
Selon l’Association Asthme & Allergies (3), même les allergiques aux acariens sont potentiellement concernés par les allergies croisées aux gastéropodes (escargots, bulots) et autres céphalopodes (calmars).

Tableau des allergies croisées les plus fréquentes entre pollens/latex (allergènes respiratoires) et aliments

Tableau des allergies croisées les plus fréquentes entre pollens/latex
(allergènes respiratoires) et aliments

Consulter son médecin pour identifier les causes des allergies croisées

Le médecin procède à un interrogatoire et entreprend des tests cutanés et/ou sanguins à la recherche d’une sensibilisation à certains allergènes. Lorsqu’un aliment est incriminé, des tests de provocation orale sont réalisés. L’identification d’un premier allergène permet d’orienter vers d’autres allergènes impliqués dans l’allergie croisée.
Une fois les allergènes identifiés, des mesures d’éviction peuvent être mises en place. Parfois une désensibilisation peut être proposée, par exemple en cas d’allergie à un pollen, ce qui peut entrainer une amélioration de l’allergie croisée.

Éviter le phénomène d’allergie croisée

Une fois les allergènes identifiés, des mesures d’éviction peuvent être mises en place. Parfois une désensibilisation peut être proposée, par exemple en cas d’allergie à un pollen, ce qui peut entrainer une amélioration de l’allergie croisée.

Le complément alimentaire NHCO pour les désagréments saisonniers

Sources : 

(1) Dubuisson C, et al., Allergies alimentaires : État des lieux et propositions d’orientations, Afssa, janvier 2002, http://fulltext.bdsp.ehesp.fr/Afssa/Rapports/2002/Allergies_alimentaires.pdf
(2) Ameli, Reconnaitre une allergie, https://www.ameli.fr/alpes-maritimes/assure/sante/themes/allergies/comprendre-allergies
(3) Association Asthme & Allergies, https://asthme-allergies.org/les-allergies-croisees/

Articles qui peuvent vous intéresser

0
    Mon panier0

    Livraison offerte
    à partir de 49€

    Votre panier est videDécouvrir la boutique
      Calculer les frais de livraison